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Cirest : une "distribution" de viennoiseries de Laurent Virapoullé interrompue par Joé Bédier

Ecrit par Philippe Madubost – le jeudi 11 juin 2026 à 15H29
Laurent Virapoullé est parti ce matin à la rencontre des agents au siège de la Cirest avant que la visite ne soit interrompue par le président de l'EPCI (archives).

Une distribution de viennoiseries organisée ce matin au siège de la Cirest par Laurent Virapoullé, venu à la "rencontre" des agents, a été interrompue par le président de l'intercommunalité, Joé Bédier, avec le renfort de la police municipale de Saint-Benoît.

Au lendemain du conseil communautaire, Laurent Virapoullé s'est rendu ce matin dans les locaux de la Cirest avec des viennoiseries destinées aux agents, accompagné de deux personnes, dont un autre élu de l'opposition, selon nos informations. Joint ce matin peu après son départ de l'EPCI, l'ex-candidat aux municipales de Saint-André affirme avoir souhaité « simplement aller à la rencontre des agents dans un moment convivial », tandis que cette initiative a été perçue comme une provocation à caractère politique du côté de l'exécutif de la collectivité.

Selon l'élu, son objectif était avant tout « d'égayer le quotidien » et de rencontrer des employés qu'il ne connaissait pas encore.

« Beaucoup ne me connaissent pas et je ne les connais pas non plus. Mon but était simplement d'échanger avec eux et de partager un moment convivial », explique-t-il.

L'élu assure avoir obtenu en amont le feu vert du cabinet pour intervenir dans un seul bâtiment et réfute toute intention de provocation ou de démarche politique. « Il n'y avait aucune volonté de défiance ou de provocation de ma part », affirme-t-il.

Une intervention rapidement interrompue

Selon Laurent Virapoullé, Joé Bédier est rapidement intervenu pour lui demander de quitter les lieux, estimant qu'il perturbait les services et le travail des employés. L'élu affirme que la police municipale de Saint-Benoît a également été appelée, comme l'a rapporté Freedom.

« Il a parlé d'achat de conscience. Or, je considère que je suis dans mon droit en tant qu'élu de l'opposition à Saint-André et conseiller communautaire à la Cirest », soutient-il.

Laurent Virapoullé indique ne pas avoir attendu davantage avant de quitter les locaux, tout en dénonçant les propos qui lui auraient été adressés durant l'échange, plutôt "vif", selon nos informations. "Il m'a traité de fou et de malade", assure l'opposant.

Un cadre de l'EPCI dénonce l'intervention de l'élu de l'opposition, sur la forme comme sur le fond : « Il a le droit de venir à la Cirest, de se rendre dans les bureaux, mais pas celui de perturber les services, cela sans prévenir personne en amont de surcroît. On peut organiser un moment convivial avec les agents, mais il faut un minimum d'organisation. »

Il accuse l'élu saint-andréen d'avoir « organisé un commando pour faire le buzz et se présenter ensuite en victime ».

Le chef de cabinet, Stéphane Selly, va dans le même sens : « Il s'agit davantage d'une provocation et d'une campagne déguisée. Il était plus présent en tant qu'élu de Saint-André qu'en tant qu'élu communautaire. Je ne pense pas qu'aller de bureau en bureau fasse, a priori, partie des fonctions des élus de la Cirest. »

Ce dernier réfute par ailleurs avoir donné son feu vert en amont à Laurent Virapoullé, « en sachant que cette intervention allait créer des tensions compte tenu du contexte ».

Un nouvel épisode après la polémique de l'EHPAD

Lire aussi : Saint-André : la visite de Laurent Virapoullé à l'EHPAD déclenche une nouvelle polémique

Cet épisode intervient quelques jours après la controverse liée à une visite de Laurent Virapoullé à l'EHPAD communal de Saint-André.

Pour rappel, la mairie et le CCAS ont annoncé avoir saisi les autorités, estimant que l'élu s'était présenté dans l'établissement sans autorisation préalable et ont dénoncé une instrumentalisation politique d'un lieu accueillant des personnes âgées dépendantes.

Laurent Virapoullé avait contesté cette version, expliquant avoir simplement répondu à un appel aux dons de livres lancé par le personnel afin de participer à la création d'un espace de lecture pour les résidents. Il avait assuré s'être présenté comme n'importe quel visiteur et avoir respecté les formalités d'entrée. Interrogé sur cette précédente affaire à l'occasion de la distribution de viennoiseries à la Cirest, l'élu remet en cause le dépôt de plainte engagé à la suite de cette visite. « Aucun délit n'a été commis », affirme-t-il.

Entre Joé Bédier et Laurent Virapoullé, la tension est loin d'être retombée.

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