"La République ne se négocie pas" : les maires départementalistes répondent eux aussi à Jean-Luc Mélenchon

Les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur l'avenir institutionnel des outre-mer continuent d'alimenter la controverse à La Réunion. Cette fois, c'est l'Association des maires départementalistes de La Réunion, présidée par Olivier Rivière, qui monte au créneau, dénonçant un projet qu'elle juge contraire à l'unité de la République.
Le débat sur le statut des outre-mer n'aura pas attendu les prochaines échéances électorales pour refaire surface.
Quelques jours après le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, en métropole, au cours duquel le leader de La France insoumise a réaffirmé son soutien à "l'autonomie étendue" de la Corse, à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie et au "droit complet à l'autonomie" pour les territoires ultramarins qui le souhaiteraient, les réactions continuent de pleuvoir.
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Après le Rassemblement national, c'est au tour de l'Association des maires départementalistes de La Réunion de publier un communiqué particulièrement offensif.
Dès son titre, le ton est donné : "La République ne se négocie pas, elle se défend !"
Pour les élus signataires, les propos de Jean-Luc Mélenchon révèlent "le vrai visage de son projet politique : celui de la division, de la fragmentation et de l'abandon des territoires ultramarins".
L'association lui reproche d'"ouvrir clairement la voie à l'autonomie, y compris pour les départements d'outre-mer comme La Réunion" et estime qu'il "piétine les valeurs fondamentales de la République" tout en "méprisant l'attachement profond des Réunionnais à la France".
Indivisible
Au cœur du communiqué revient une idée martelée à plusieurs reprises : "La République est une et indivisible."
Les élus départementalistes rappellent que "les référendums en Nouvelle-Calédonie ont parlé" et affirment que "les sondages à La Réunion parlent" eux aussi. Selon eux, "les ultramarins veulent rester français" et souhaitent continuer à construire leur avenir "dans le cadre de la République, avec ses principes d'égalité, de solidarité et de fraternité".
Le texte prend ensuite un tour plus politique.
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"La nouvelle France promise par Mélenchon est avant tout celle de l'abandon. Abandon des territoires, abandon des principes républicains, abandon de la démocratie", écrivent les maires départementalistes, qui se présentent comme "les garants de l'unité nationale sur notre île" et "les défenseurs du lien indéfectible qui unit La Réunion à la France".
L'association réaffirme enfin trois priorités : "respecter la volonté démocratique" des Réunionnais, "défendre l'unité de la République" et "garantir la stabilité de la Nation".
Force et conviction
La conclusion sonne comme un appel à la mobilisation.
"Nous appelons solennellement l'État, le gouvernement et tous les républicains de bonne volonté à se mobiliser contre ces dérives séparatistes. La République ne se négocie pas, elle se défend. Et nous, nous la défendrons avec force et conviction", conclut Olivier Rivière, président de l'Association des maires départementalistes de La Réunion.
Cette nouvelle prise de position confirme que les questions institutionnelles, longtemps cantonnées aux cercles politiques, s'imposent désormais comme un sujet majeur du débat public réunionnais.


