"Les masques tombent" : le RN974 charge Mélenchon après ses propos sur les outre-mer

Les mots de Jean-Luc Mélenchon sur l'autonomie et le droit à l'autodétermination des territoires ultramarins continuent de faire des vagues. À La Réunion, le délégué départemental du RN974, Jean-Jacques Morel, y voit une remise en cause du lien entre l'île et la République et appelle les Réunionnais à "ouvrir les yeux".
Il suffit parfois d'une poignée de phrases pour rallumer un vieux débat.
En évoquant, lors d'un discours, une "autonomie étendue" pour la Corse, l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie et un "droit complet à l'autonomie" pour les territoires ultramarins qui en feraient le choix, Jean-Luc Mélenchon a remis sur la table une question aussi politique qu'identitaire : celle de l'avenir institutionnel des outre-mer.
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À La Réunion, la réaction du Rassemblement national n'a pas tardé.
Dans un communiqué au ton offensif, le délégué départemental du RN974, Jean-Jacques Morel, estime que ces déclarations révèlent "le véritable projet" de La France insoumise.
"Les masques tombent. Au programme de Mélenchon : autonomie, autodétermination et indépendance des territoires d'outre-mer. LFI est le parti de l'anti-France", affirme-t-il.
"L'autonomie n'est pas un simple ajustement institutionnel"
Pour le responsable politique, derrière le vocabulaire du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" se cache une évolution qui pourrait, à terme, remettre en cause le statut de département français de La Réunion.
"L'autonomie n'est pas un simple ajustement institutionnel", estime Jean-Jacques Morel. Selon lui, une telle orientation fragiliserait les mécanismes de solidarité nationale, les financements publics et les droits sociaux dont bénéficient aujourd'hui les Réunionnais.
Le délégué départemental du RN974 rappelle que "la très grande majorité des Réunionnais est profondément attachée à son appartenance pleine et entière à la République française" et considère que les propositions de Jean-Luc Mélenchon ouvrent "un débat fondamental sur l'avenir de notre île".
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À ses yeux, les électeurs devront mesurer les conséquences de ces orientations lors des prochaines échéances nationales.
Le sujet, longtemps cantonné aux spécialistes des institutions, pourrait bien redevenir un thème de campagne dans les mois à venir.


