Violences urbaines : une nuit plus calme, mais des entreprises encore confrontées aux dégâts

Après plusieurs soirées quelque peu mouvementées, la situation semble s'apaiser. Dans son bilan du vendredi 23 octobre, la préfecture fait état d'une nuit sans affrontements avec les forces de l'ordre. Les autorités restent toutefois mobilisées, tandis qu'une dizaine d'entreprises touchées par les dégradations du week-end dernier doivent bénéficier de mesures de soutien.
Trois départs de feu, mais aucun incident majeur signalé. Dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 octobre, les pompiers ont été confrontés à des incendies à Saint-Benoît, Saint-Pierre et Saint-Denis. Selon la préfecture, ces feux n'ont pas eu de conséquences importantes. "Aucun regroupement de jeunes et d'affrontement avec les forces de l'ordre n'a été signalé", précisent les services de l'État.
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La préfecture estime que cette accalmie s'inscrit dans le cadre du dispositif de sécurisation et des contrôles de zone mis en place ces derniers jours. La surveillance reste maintenue pour prévenir de nouveaux troubles.
Les investigations se poursuivent également après les violences des nuits précédentes. Dans le secteur de Bras-Fusil, à Saint-Benoît, les gendarmes ont interpellé un mineur de 15 ans dans le cadre de l'enquête sur les incendies survenus mercredi soir.
Une dizaine d'entreprises sinistrées
Les conséquences des violences du week-end des 17 et 18 octobre se font aussi sentir sur le plan économique. "À ce stade, une dizaine d'entreprises sont concernées par ces dégradations", indique la préfecture.
Ce vendredi 23 octobre, une réunion a rassemblé les organisations patronales, les chambres consulaires, les représentants des banques et des assurances ainsi que plusieurs services de l'État. Parmi les dispositifs annoncés figurent la prise en charge intégrale de l'activité partielle pour les entreprises contraintes de réduire ou de suspendre leur activité, ainsi que le "report, jusqu'à 12 mois, du paiement des cotisations patronales des trois prochains mois".
Des délais de paiement des charges fiscales peuvent également être accordés. Les entreprises concernées pourront aussi solliciter un prêt afin de "reconstituer les stocks ou de faire face aux échéances de trésorerie".
Des interlocuteurs pour les entreprises en difficulté
Les professionnels sont invités à se rapprocher de leur chambre consulaire ou des services de l'État.
Pour les entreprises de moins de 50 salariés, la conseillère départementale aux entreprises en difficulté de la Direction régionale des finances publiques est joignable à l'adresse [email protected] ou au 06 92 86 67 49.
Pour les entreprises de plus de 50 salariés, le commissaire à la vie des entreprises et au développement productif peut être contacté à [email protected] ou au 06 93 20 49 80.


