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Violences faites aux femmes : Verbatim, un film pour détak la langue

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mercredi 27 novembre 2024 à 09H54
Crédit : Canal + Réunion

Une production 100 % locale, fruit d’un partenariat entre Canal+, des entreprises locales et les autorités, raconte le parcours de plusieurs femmes, toutes victimes de violences conjugales. Libération de la parole, prise de confiance, solidarité : le film souhaite toucher le maximum de personnes pour mieux appréhender le sujet des violences.

« Parlez. Il y a quelqu’un qui va vous entendre. » La bande-annonce donne le ton du film : Verbatim, film 100 % péi, plonge le téléspectateur dans la vie de plusieurs femmes victimes de violences conjugales. Devant la caméra de Sabrina Hoarau, elles s’expriment à visage découvert sur leurs parcours. Des témoignages « bruts », « portés à l’écran avec délicatesse » et accessibles à tous.

Lire aussi : Violences faites aux femmes : à quand “une loi-cadre” pour mieux protéger les victimes ?

« Le fil directeur, c’est le témoignage des femmes, mais on témoigne pour libérer la parole. À partir de là, une nouvelle vie s’ouvre. Ce n’est pas simple, c’est compliqué, mais le plus important, c’est de détak la langue », détaille Samanta Nahama, directrice générale de Canal+ Réunion. Ce documentaire a pour but de toucher le maximum de personnes et inciter les femmes victimes à déposer plainte. Pour rappel, 3 femmes sur 4 n’osent pas franchir les portes d’un commissariat.

L’idée est de faire bouger les lignes, sensibiliser et changer la société sur la thématique de la lutte contre ce type de violences.

Une association privée et publique

Ce documentaire, à visée large, présente une innovation unique à La Réunion : il est cofinancé par plusieurs entreprises privées, en plus des services de l’État. En toile de fond, le déploiement d’un nouveau dispositif sur notre île. Des référents sont nommés dans des entreprises pour recueillir, accompagner et aider les victimes sur leur lieu de travail. Pour le moment, on dénombre neuf référents dans quatre entreprises différentes. « L’entreprise est un lieu de sécurité pour elles. On voudrait qu’elles puissent libérer leur parole auprès de ces référentes en entreprise, sensibilisées pour les accueillir, les écouter et les orienter sans jugement », annonce Samanta Nahama. Ce dispositif est amené à s’étendre à plusieurs entreprises.

Une diffusion très large

On l’a dit, le but de ce documentaire est d’avoir un réel impact pour notre île. Outre son avant-première à la Cité des Arts ce lundi 25 novembre – en présence du préfet – et son accès aux abonnés de Canal+ Réunion, le film sera également disponible sur les réseaux sociaux (YouTube et Dailymotion), en accès gratuit pendant 3 jours.

La préfecture a par ailleurs lancé une campagne publicitaire auprès de plusieurs diffuseurs. Une campagne de collecte de vêtements est aussi organisée en parallèle, jusqu’au 29 novembre.

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