Violences conjugales : Adrien Quatennens condamné à 4 mois de prison avec sursis

Adrien Quatennens était présenté comme le "chouchou" de Jean-Luc Mélenchon. Après l'avoir dans un premier temps soutenu, provoquant une profonde crise au sein de LFI avec la montée au créneau des militantes féministes, le "patron" du mouvement ne s'est plus prononcé sur le sujet depuis.
La crise ne semble cependant pas être complètement éteinte pour autant. Manuel Bompard, qui doit prochainement prendre la tête de la coordination de LFI, une instance toute nouvelle mise en place sans aucune concertation ni élection et en écartant certaines figures historiques du mouvement, a déclaré hier sur France Inter que "le sujet sur lequel nous réfléchissons, c'est quelles sont les conditions, quelles sont les modalités d'un éventuel retour". Preuve s'il en était besoin que Jean-Luc Mélenchon n'a pas abandonné l'idée d'un retour de son poulain et d'en faire son successeur.
Manuel Bompard a ajouté que "personne" au sein du groupe parlementaire ne considère qu'un "retour est impossible".
De son côté, la députée LFI de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain a accordé hier une interview à Libération dans laquelle elle n'écarte pas totalement, a priori, cette hypothèse, sans dire pour autant qu'elle l'approuve "Une fois que nous serons éclairés par la décision de justice, nous prendrons à nouveau une décision politique sur sa place à nos côtés", a-t-elle indiqué, ajoutant qu'il faut également "prendre au sérieux la parole de Céline Quatennens".
Adrien Quatennens pour sa part a fait savoir, par le biais de son entourage, qu'il "compte revenir", mais qu'il se pliera aux "conditions soumises par le groupe", affirme Le Figaro.
Ce retour risque cependant de ne pas être un long fleuve tranquille. Dans un communiqué publié hier, le collectif féministe #NousToutes réclame sa démission immédiate. "Un homme violent ne peut représenter les femmes victimes de violence sur le territoire français", a-t-il affirmé.


