Vie chère outre-mer : Patrice Selly dénonce un projet de loi « loin du compte »

Le maire de Saint-Benoît et président du Parti Banian estime que le projet de loi contre la vie chère actuellement examiné au Parlement « ne répond pas aux attentes légitimes des Réunionnais ». Dans un communiqué, il juge les avancées « trop limitées » pour garantir une continuité territoriale efficace des biens et des services.
Patrice Selly appelle l’État à renforcer sa participation au financement du transport de marchandises vers les Outre-mer afin d’agir sur les prix. « Les efforts ne peuvent pas peser uniquement sur les classes moyennes et familles modestes, qui peinent déjà à s’en sortir », affirme-t-il, réclamant « une véritable solidarité nationale ».
Une demande de TVA à zéro sur les produits essentiels
S’il reconnaît que le texte prévoit des dispositifs d’encadrement des prix et une aide au pouvoir d’achat, l’élu estime qu’ils restent insuffisants. Il demande « l’instauration immédiate d’une TVA à zéro sur les biens de première nécessité ainsi que sur certains services essentiels », mesure qu’il juge « cruciale » pour soutenir les ménages.
Réformer l’octroi de mer et péréquation des coûts
Le maire de Saint-Benoît réclame également une « révision profonde » de l’octroi de mer, qui doit selon lui devenir « un véritable levier au service de notre développement local et non un frein à l’importation de produits indispensables ». Il plaide aussi pour une politique de péréquation afin que l’insularité « ne soit plus synonyme d’inégalités économiques ».
Transparence des marges et contrôle des pratiques commerciales
Patrice Selly insiste en outre sur la nécessité d’accroître la transparence des chaînes d’approvisionnement et de réguler les marges des importateurs et distributeurs, souhaitant des sanctions contre les « abus de position dominante » et pratiques « déloyales ».
Circuits courts et souveraineté alimentaire
Concernant les circuits courts, il regrette un manque d’ambition. Si le texte prévoit de réserver une part de la commande publique à la production locale, il estime que cela ne suffit pas à « valoriser réellement nos circuits courts » ni à renforcer la souveraineté alimentaire de l’île.
Une revendication d’égalité républicaine
L’élu insiste enfin sur le principe d’égalité républicaine. « Les Réunionnais […] ne peuvent tolérer d’être perçus comme des Français de seconde zone », prévient-il, appelant à faire entendre la voix du territoire pour obtenir des mesures plus fortes.


