Vers l'interdiction des combats de coqs ?


Va-t-on vers un renforcement des dispositifs de l'article 521-1 du Code pénal (dernière modification en octobre 2006) pour interdire les corridas et les combats de coqs ? En l'espèce, c'est ce que demandent la députée UMP Muriel Marland-Militello, et sa collègue socialiste, Geneviève Gaillard. Les deux parlementaires veulent surtout modifier l'alinéa 3 de l'article.
Voyons d'abord que ce précise les deux premiers paragraphes : “Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende”.
“A titre de peine complémentaire, le tribunal peut interdire la détention d'un animal, à titre définitif ou non”.
C'est la suite de ce texte de loi qui ne plaît pas aux deux parlementaires. “Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut-être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans la localité ou une tradition ininterrompue peut être établie”.
C'est la deuxième fois que la députée UMP dépose cette proposition de loi sur le bureau de l'Assemblée nationale. La première fois, sa demande n'a pas eu de véritable écho. Ce n'est pas le cas cette fois-ci. Il est évident que ce texte va embarrasser les parlementaires des différents camps politiques à un an des sénatoriales et à deux ans des législatives.
En effet, la corrida et le combat de coqs sont des traditions très ancrées dans certaines régions de France. A La Réunion, le combat de coqs est devenue une religion dans certains quartiers...


