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ISDU à Sainte-Marie : "Il appartient au Sydne de documenter et justifier les solutions retenues" rappelle la préfecture

Ecrit par Zinfos974 – le jeudi 8 octobre 2026 à 17H03
Photo d'illustration (Photo : Alexandre Robert)

Après les accusations de « double langage » formulées par Céline Sitouze, la préfecture justifie la prolongation des études sur le projet d’installation de stockage de déchets ultimes à Sainte-Marie. L'autorité préfectorale assure que cette autorisation ne préjuge pas du choix définitif et rappelle au Sydne la nécessité de présenter les résultats aux collectivités concernées.

La poursuite des investigations à Beaufond signifie-t-elle que le site de Sainte-Marie est déjà choisi ? Dans un communiqué diffusé ce jeudi 8 octobre, la préfecture répond aux interrogations soulevées autour du projet d’installation de stockage de déchets ultimes (ISDU). Elle défend la prolongation de l’autorisation d’occupation temporaire accordée au Sydne, tout en distinguant cette décision du choix final d’implantation.

Cette prise de position intervient après les critiques de Céline Sitouze. La maire de Sainte-Marie dénonce un « double langage » du syndicat et de l’État. Alors que des alternatives sont annoncées, les études se poursuivent sur les terres cultivées de la famille Barau. Le 29 septembre, le préfet a prolongé de 18 mois l’autorisation permettant au Sydne de pénétrer et d’occuper certaines propriétés privées pour ses investigations. La commune annonce un recours contre cet arrêté.

Lire aussi : ISDU à Sainte-Marie : Céline Sitouze dénonce le "double langage" du Sydne et de l’État

« Cette mesure ne préjuge en rien des choix finaux, qui reviennent au Sydne et aux élus concernés »

Pour la préfecture, cette prolongation répond uniquement à un objectif technique : permettre au syndicat de poursuivre la collecte des données nécessaires à l’achèvement de son analyse technique et économique.

« Cette mesure ne préjuge en rien des choix finaux, qui reviennent au Sydne et aux élus concernés », affirme l’État. Selon lui, les investigations doivent permettre de prendre des décisions à partir d’éléments complets et objectifs.

La préfecture rappelle également que les choix opérationnels, dont l’implantation d’une ISDU, relèvent des collectivités compétentes. Elle indique que le Sydne conduit des études comprenant l’évaluation de plusieurs sites. La Région intervient, pour sa part, dans la planification de la gestion des déchets à l’échelle de l’île.

Attachement à la préservation des terres

Sur la question agricole, au cœur des critiques de la maire et des représentants de la filière, l’État réaffirme son attachement à la préservation des terres, en cohérence avec les engagements pris lors des États généraux de la canne. Il présente les études comme une évaluation globale des options disponibles.

Mais la justification des solutions envisagées incombe au syndicat. « Il appartient au Sydne de documenter et justifier les solutions retenues, en tenant compte des enjeux agricoles, environnementaux et économiques », précise le communiqué. Aucun engagement écartant les terres cultivées de Beaufond n’est toutefois annoncé.

La préfecture apporte aussi une réponse à la demande de transparence de Céline Sitouze, qui souhaite obtenir les conclusions des investigations déjà menées et les éléments concernant les alternatives.

« Les résultats des analyses réalisées par le Sydne sur plusieurs sites étudiés devront être présentés en premier lieu aux collectivités concernées », écrit-elle. L’État encourage le dialogue engagé par la mairie avec le syndicat, afin de clarifier ses intentions, de rassurer les propriétaires et d’informer les habitants.

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