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Université : Frédéric Miranville mis en minorité

Ecrit par zinfos974 – le lundi 18 décembre 2017 à 22H53

L'université, c'est comme à la Samaritaine, il s'y passe toujours quelque chose.

Alors que l'on croyait les choses apaisées avec l'élection de Frédéric Miranville à la présidence il y a un peu plus d'un an, l'université de la Réunion connait de nouveaux soubresauts.

Le conseil d'administration qui devait se tenir le 14 décembre dernier n'a pu se réunir, faute de quorum. Manquaient à l'appel pas moins de 6 élus pour arriver au quorum fixé à 18.

Les absents provenaient bien sûr des proches de son opposant habituel Jean-Pierre Chabriat, mais également, et c'est beaucoup plus surprenant des rangs du SNE SUP de Gilles Lajoie, qui co-gérait jusqu'ici l'université avec Frédéric Miranville. Si Gilles Lajoie continue à faire partie des soutiens du président, il s'est fait mettre en minorité au sein de son syndicat.

Ce non-vote du budget n'est pas dramatique pour le moment. Contrairement à une rumeur qui circule dans les couloirs, l'université n'est pas passée sous la tutelle du recteur. Les services administratifs ont tout loisir pour dépenser jusqu'à 80% du budget de l'an dernier jusqu'à ce qu'un budget soit voté en bonne et due forme.

Par contre, la campagne Emploi des Enseignants a été rejetée ( 17 contre, 14 pour et 4 blancs).  Le Président ne peut donc pas mettre en route les procédures pour embauche.

Et  la campagne Emploi des Agents (BIATSS), qui a pour objectif de lutter contre la précarisation des employés en permettant la titularisation de certains, bien qu'ayant été votée à l'unanimité, est bloquée tant que le budget n'aura pas été voté.

Les vacances universitaires qui commencent demain soir arrivent à point nommé pour calmer les esprits et permettre aux négociations de se dérouler dans la sérénité, en attendant le prochain conseil qui devrait avoir lieu à la rentrée.

Frédéric Miranville tente actuellement un rapprochement avec son principal opposant, Jean-Pierre Chabriat, mais les choses se présentent pour le moment difficilement. Les deux hommes ont toutes les vacances pour trouver un accord.

En cas de nouvel échec, le ministère qui pour le moment ne souhaite pas voir un nouveau président tous les ans à la tête de l'université, devrait alors intervenir et la mise sous tutelle serait difficile à éviter.

 

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