Une cagnotte en ligne pour aider aux fouilles sur la piraterie à Madagascar

L'année 2025 marquera le deuxième – et probablement avant-dernier – épisode de la mission Archéologie de la Piraterie sur l'île de Sainte-Marie, à l'est de Madagascar. La phase de test et la première campagne de fouilles ont suscité un grand intérêt médiatique, notamment grâce au documentaire La véritable histoire des pirates diffusée sur Arte.
Elles ont apporté leurs lots de découvertes scientifiques sur l'existence d'un véritable camp de base de forbans et de pirates sur la petite île malgache, idéalement située sur la route maritime des Indes.
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« Des figures légendaires comme William Kidd et Olivier Levasseur, alias “La Buse”, y ont trouvé refuge. C’est dans ce cadre enchanteur que nous avons découvert des fragments d’ossements d’animaux, des témoins de la culture malgache, et des objets personnels ayant appartenu aux pirates. Plus de 2.000 fragments d’objets ont déjà été retrouvés, et ce n’est qu’un début », relève Jean Soulat, l'archéologue en charge du programme, dans un message adressé aux souscripteurs.
« Un navire de commerce de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales »
L'équipe internationale du projet a lancé une campagne de collectes de dons en ligne avec l'objectif d'atteindre la barre des 15.000 euros pour contribuer au financement du déplacement et du séjour à Sainte-Marie. Certains des scientifiques se mettent en scène pour la cause dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.
« Nous poursuivrons les fouilles sous-marines de l’épave d’un navire pirate découvert en 2024. Ce navire, long de 30 à 40 mètres, a probablement été pris par les pirates dans les années 1718-1720 et transporté à Sainte-Marie. Les premières découvertes révèlent une structure en bois de teck venue d’Asie, et nous espérons retrouver d’autres objets uniques, enfouis sous la vase. Il pourrait s’agir d’un navire de commerce de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales (VOC), construit par les Hollandais en Asie. Cette mission sera déterminante pour essayer de l’identifier », expose Jean Soulat.
A noter que des scientifiques malgaches sont associés à la campagne archéologique et que la population de l'île Sainte-Marie est invitée sur les lieux des recherches dans le cadre d'une exposition sur la piraterie.


