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"Dès qu’on met la tête sous l’eau, on voit ce nuage de déchets" : à Kélonia, ces lycéens exposent leur regard sur la pollution plastique

Ecrit par Maxime Bonnet – le dimanche 24 mai 2026 à 14H25

Des élèves de première STI2D du lycée Gérard-Éthève présentent à Kélonia une exposition consacrée à la pollution plastique dans les océans, réalisée avec le photographe Samuel Bollendorff.

Le projet s’inscrit dans une résidence artistique portée par l’association dirigée par Sonia Ribes-Beaudemoulin. « Depuis 20 ans, notre association a deux champs d’action principaux », explique Sonia Ribes-Beaudemoulin, évoquant à la fois une résidence d’écriture quadrilingue et des interventions dans le cadre de la Semaine de la presse auprès des établissements scolaires.

La responsable associative précise que des photographes de l’agence Vu rencontrent régulièrement les élèves. « Cette année, pour poursuivre ce travail, nous avons décidé de proposer une résidence d’artiste à Samuel Bollendorff afin qu’il puisse travailler avec cette classe de STI2D du lycée Gérard-Éthève sur ce problème de la pollution marine », ajoute Sonia Ribes-Beaudemoulin.

« Montrer les effets de la pollution plastique sur la vie marine »

Pendant plus d’un mois et demi, les élèves ont collecté des déchets plastiques sur les plages avant de construire un travail artistique autour de ces objets.

Manolo Camus revient sur cette démarche. « On a commencé par aller sur les plages pour trouver des déchets plastiques et on les a ramenés en classe. À partir de ces déchets, on a essayé de raconter une histoire. »

L’objectif, selon Manolo Camus, était de sensibiliser le public. « C’était de montrer les effets de la pollution plastique sur la vie marine. » L’élève explique avoir travaillé à partir d’un filet de pêche retrouvé sur une plage. « J’ai essayé de tirer des fils pour toucher le public et leur faire prendre conscience des dangers de la pollution plastique. »

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Samuel Bollendorff indique que ce projet prolonge un travail documentaire mené depuis plusieurs années lors d’expéditions maritimes. « J’ai eu l’occasion de voyager notamment dans le Pacifique nord avec l’expédition Tara, mais également en Atlantique et en Méditerranée. »

Le photographe affirme avoir observé directement les zones de concentration de déchets plastiques. « Dès qu’on met la tête sous l’eau, on voit ce nuage de déchets et de microplastiques. »

Samuel Bollendorff explique également que la scientifique Margot Thibault lui a permis d’intégrer l’océan Indien à ses travaux. « Grâce au travail de Margot Thibault, j’ai pu ajouter l’océan Indien à mes voyages. » Le photographe ajoute que ce partenariat avec Kélonia lui a ensuite permis de poursuivre ce travail avec les lycéens réunionnais autour de la pollution plastique.

Une exposition visible jusqu’au 20 juin

Le projet est présenté à Kélonia, qui a mis à disposition un espace d’exposition. Claire Jean souligne que la structure a volontairement laissé une liberté artistique aux élèves. « Kélonia n’est pas du tout intervenu pour orienter le travail des élèves. »

Claire Jean précise que certains déchets plastiques collectés lors des soins apportés aux tortues marines ont également été intégrés à l’exposition. « On en voit un aperçu sur une série de photos que Samuel a appelée “Le Banquet”. » Le proviseur du lycée Gérard-Éthève, Jean-Hugues Artémis, estime que Kélonia constitue « la meilleure vitrine » pour valoriser le travail des élèves et sensibiliser le public à cette réalité environnementale.

L’exposition restera visible jusqu’au 20 juin à Kélonia avant, espèrent les organisateurs, d’être présentée dans d’autres lieux à La Réunion.

Etiquettes : Environnement | Kélonia | Saint-Leu

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