"Un vert très très pâle pour un vendredi 22 avril"

Nous l’avons constaté : les questions environnementales se font éviter dans les débats. Malgré l’insistance des militants pour le CLIMAT, malgré les programmes politiques écologiques : la banquise antarctique peut fondre jour après jour, la forêt amazonienne brûler, les poissons se nourrir de plastique, idem pour les oiseaux, les virus se multiplier, la question climatique qui va gérer la justice sociale mondiale, nationale et locale demeure famélique. Et pourtant dans des pays que l’on dit ´pauvres’, leur population souffre déjà de cette INJUSTICE CLIMATIQUE DONC DE L’INJUSTICE SOCIALE.
À La Réunion, nous savons tous que notre biodiversité est menacée, et les thématiques écologiques telles que la vie chère, l’insécurité, le chômage, la pollution, les logements insalubres, une économie locale en grosse difficulté, une culture qui s'essouffle, des artistes qui rament, une éducation qui produit toujours et toujours environ 100 000 illettrés, ces thématiques ne seront pas assez traitées. Ce n’est certainement pas par un petit coup de pinceau à la peinture verte. On appelle cela le greenwashing, quelques actions qui se résument à se donner bonne conscience : planter quelques arbres, et construire à côté un big very big supermarché temple du diabète, temple de l’obésité, temple de la tentation, temple de l’ATTENTISME devant notre télévision pendant que nous grignotons de la malbouffe. Nous sommes nous fixés une limite écologique ?
Nous sommes nous fixés un mode de croissance qui permettra aux autres de vivre aussi bien que nous ? Qui permettra de sauvegarder notre écosystème dont une partie n’est pas renouvelable ?
Sommes-nous capables de décisions fermes et simples parce qu’il s’agit de LEUR AVENIR ?
Sommes-nous capables par exemple de :
- de nous alimenter différemment avec des produits péi (il faudra bien sûr BIEN accompagner nos planteurs) ?
- de réguler nos consommations d’eau, d’énergie, notre empreinte numérique ?
- de limiter notre gaspillage, nos déchets ?
- etc.
Sommes-nous capables de faire un effort pour celles et ceux qui nous succèderont ? Ce sont aussi nos petits gestes quotidiens qui nous honorent. On ne pourra pas compter que sur la représentativité que nous avons donnée à nos gouvernances nationales et locales pour décider de tout pour nous. Nous avons tous notre part d’écoresponsabilité.
André GORZ, pionnier de l’ECOLOGIE POLITIQUE défend une autre vision de l’Humain libéré du capitalisme et de la société industrielle. Pour lui et pour moi humblement, « la défense de la Nature passe par une meilleure compréhension de notre vie, de nos actes, du fonctionnement de notre société. »
L’ECOLE doit OBLIGATOIREMENT s’attacher à nous apprendre cela.
Malgré les signaux d’alerte du GIEC, le monde fait fi de toutes ces catastrophes. Ils préfèrent faire la guerre.
Malgré tout, en cette journée de la TERRE de ce vendredi 22 avril 2022, L’UTOPIE reste la matrice de mes pensées et de mes actes : et je rêve d’un VERT ARDENT. « L’UTOPIE, ce n’est pas l'irréalisable, c’est l’irréalisé. »
« Ce n’est pas l’UTOPIE qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme que certains utilisent pour maintenir leurs pouvoirs, leurs prérogatives et leur dominance. » Modestement, EN HOMMAGE À André GORZ. Merci.
Écologiquement
Yvette Duchemann,
Présidente de 7 et Nartrouvangalizaz


