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Un sans-abri caillasse la maison d’un gramoune : il récidive avant même son jugement

Ecrit par L.C. – le mercredi 9 juillet 2025 à 07H49

Un homme était jugé en comparution immédiate pour avoir menacé et caillassé la maison d'un gramoune. Alors qu’il devait être jugé dans le courant de l’année, il a finalement été arrêté en juin pour avoir agressé un agent de sécurité. Le tribunal a joint les deux procédures.

Décembre 2024, un gramoune circule à Saint-Benoît. Il fait nuit, et sur la route, un homme se tient au milieu de la chaussée. Après quelques secondes à attendre, le conducteur klaxonne pour faire signe au piéton de s’écarter.

Ce dernier ne coopère pas : pire, il invective désormais le gramoune, le menaçant de mort et lui promettant de le caillasser. Quelques minutes plus tard, c’est chose faite. Le piéton se retrouve à balancer des cailloux sur la maison du conducteur. Après intervention des gendarmes, Olivier B. A. se retrouve convoqué au tribunal pour le courant de l’année 2025.

Or, le 21 juin dernier, Olivier B. A. fait de nouveau parler de lui. Alors que Thierry*, agent de sécurité à la mairie de Saint-Benoît mais pas en service le jour des faits, discute avec un collègue, Olivier B. A. se présente à eux. Agressif, il vient demander avec véhémence des nouvelles de son logement social qu’il réclame depuis plusieurs mois. Olivier B. A. est bien connu à Saint-Benoît, et surtout du personnel de la mairie, puisqu’il s’y présente plusieurs fois par semaine. Or, la situation dégénère. Olivier B. A. agresse Thierry, et ils en viennent aux mains. Il se sert même d’une pierre pour le frapper.

Des tendances colériques

Ainsi, Olivier B. A. se retrouve devant la justice pour ces deux procédures, qui ont été jointes. Difficile pour lui de s’expliquer à la barre sur ces agissements, mais dans les deux cas, il affirme qu’il n’est ni à l’origine du caillassage, ni de l’agression de l’agent de sécurité.
Et l’homme n’en est pas à son coup d’essai : son casier judiciaire est bien fourni, avec 8 mentions. Il est connu pour des faits de violences, menaces, outrages et rébellion.

Père de trois enfants et vivant du revenu de solidarité active, Olivier B. A. est sans-abri. Il est décrit comme ayant une consommation d’alcool excessive, ainsi que des accès de colère répétés. Une colère qui, pendant l’audience, lui vaut de multiples remontrances de la part du président. Ce dernier fustige le fait qu’Olivier B. A. ne reconnaît pas ses torts tout en accusant toujours les victimes.

La procureure abonde dans ce sens : elle assure qu’il faut « mettre un stop définitif » au comportement du prévenu. « On ne se fait pas justice soi-même », déplore-t-elle. Elle requiert ainsi 12 mois d’emprisonnement, dont 6 assortis d’un sursis probatoire.

La défense, elle, évoque la nécessité que son client se fasse soigner, surtout pour ses problèmes d’addiction. La robe noire évoque que Thierry, l’agent de sécurité, aurait provoqué son client afin d’en découdre.

Le tribunal a décidé de reconnaître Olivier B. A. coupable et de le condamner à 12 mois d’emprisonnement, dont la moitié avec un sursis probatoire. Son autre sursis, lui, est partiellement révoqué.

*Prénom d'emprunt

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