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Un A320 affrété pour expulser 7 Sri-Lankais lundi matin

Les 7 ressortissants sri-lankais placés au centre de rétention administrative du Chaudron depuis quelques semaines ont été expulsés tôt ce lundi matin. Une décision “regrettable” pour Audrey Clausse, présidente de l'association Réunion Solidarité Migrants.
Ecrit par Prisca Bigot – le mardi 19 septembre 2023 à 09H07

Depuis qu'ils ont été arrétés il y a environ deux semaines par le Groupe de recherche pour l'execution des mesures d'éloignement (CRE), la situation de ces 7 Sri Lankais a rapidement glissé vers un retour au pays qu'ils ont quitté par bateau.

Parmi eux, Lahiru et Suhandan qui avaient pourtant trouvé du travail mais aussi Rusgan, un jeune homme de 25 ans qui devait se rendre ce lundi devant le tribunal dans le cadre de l'examen de son référé-liberté et tenter justement de suspendre la mesure d'éloignement prise par la préfecture à son encontre.

Sa demande d'asile et son appel devant la cour nationale du droit d'asile ont été rejetés mais de nouveaux éléments et de nouvelles menaces auraient pu peser dans la balance, s'indigne Audrey Clausse. “Ils ont été réveillés à 4h ce matin. Les policiers étaient pourtant au courant de l'audience de Rusgan. J'avais envoyé un mail à la Police aux frontières, déposé une copie de sa convocation au centre de rétention et une directement à Rusgan” , précise la présidente de l'association Réunion Solidarité Migrants. “C'est un dossier très particulier parce que Rusgan a été victime de violences de la part de la police de son pays et qu'on ne sait pas ce qui l'attend au Sri-Lanka”.

Selon les informations d'Audrey Clausse, c'est donc un A320 de la compagnie Air Seychelles qui a été spécialement affrété pour expulser les 7 Sri Lankais du centre de rétention. “Tout ça est bien regrettable alors des Sri-Lankais ont signé une demande de retour volontaire il y a des semaines ou des mois et qu'ils attendent toujours”.

La décision du juge quant au référé-liberté déposé par Rusgan est attendue dans la journée de mardi. “La préfecture dans son mémoire assume et a demandé un non lieu”. Sa défense a demandé l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) “pour qu'il puisse exercer ses droits ici”, espère-t-elle.

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