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Lahiru, migrant sri lankais, un homme "méritant et intégré" va devoir rentrer dans son pays

En décembre 2018, 62 ressortissants du Sri Lanka candidats à l'asile avaient débarqué au Port. Parmi eux, Lahiru, aujourd'hui intégré dans la société réunionnaise et titulaire d'un emploi stable. Malgré ces éléments et les persécutions dont il dit faire l'objet dans son pays, une obligation de quitter le territoire français vient de lui être délivrée. Malgré une requête devant le tribunal administratif, la décision préfectorale a été confirmée ce mercredi matin.
Ecrit par Isabelle Serre – le mercredi 13 septembre 2023 à 17H01

"C'est une décision contradictoire", déplore l'avocate du Sri Lankais, Lahiru, dont la requête déposée devant le tribunal adminsitratif afin de faire annuler la décision de la préfecture de le reconduire dans son pays vient d'échouer. À l'issue de l'audience qui s'est déroulée ce mercredi matin, les magistrats de la rue Félix Guyon ont immédiatement rendu leur délibéré. Le trentenaire arrivé en décembre 2018 avec 61 ressortissants du Sri Lanka devrait vraisemblablement être reconduit dans son pays par avion en fin de semaine.

Le 6 septembre dernier, après avoir vu sa demande d'asile refusée, Lahiru s'est vu signifier par la préfecture de La Réunion une obligation de quitter le territoire français. "Vous êtes un homme méritant, travailleur et intégré. Pour autant, la mesure d'éloigenement décidée par la préfecture ne présente pas d'irrégularité ou d'erreur d'appréciation", a commenté le président de l'audience administrative au moment de rendre son délibéré.

Lahiru s'est en effet parfaitement intégré dans le paysage réunionnais. "Il occupe un emploi stable en tant que métallier et n'est dépendant d'aucune aide sociale", précise son conseil, Me Nacima Djafour. Un métier qui demande des compétences très techniques et qui est en tension dans toute la France. "Une raison supplémentaire pour ne pas se séparer de lui", poursuit la robe noire. Le Cingalais arrivé à La Réunion sans sa famille avait fui son pays à cause des persécutions dont il avait déclaré faire l'objet. Avec ses compatriotes, dont une dizaine de femmes et d’enfants, il avait débarqué au Port avant d’être placé en zone d’attente. Ces migrants avaient été remis en liberté par le tribunal judiciaire de Saint-Denis au motif que leurs droits ne leur avaient pas été notifiés à leur arrivée sur l’île. Tous avaient alors déposé une demande d’asile auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

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