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Le Tampon : le parquet ouvre une enquête pour vérifier les circonstances de l’interpellation d’un jeune près du lycée Roland Garros

Ecrit par E.L – le lundi 5 octobre 2026 à 20H43
Illustration : Alexandre Robert

Ce lundi 5 octobre, la diffusion d’une vidéo montrant tout ou partie de l’interpellation d’un jeune manifestant par deux gendarmes aux abords du lycée Roland Garros au Tampon a conduit le parquet de Saint-Pierre à ouvrir une enquête pour vérifier si les violences dénoncées par l’UFR étaient avérées.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, montrant tout ou partie des circonstances de l’interpellation d’un jeune manifestant aux abords du lycée Roland Garros, et la publication d’un communiqué de l’UFR dénonçant à cette occasion des violences exercées par deux gendarmes, a conduit le parquet de Saint-Pierre à ouvrir une enquête confiée à la section de recherches de Saint-Denis.

Toute la question est de savoir si les militaires, incriminés par l’association des femmes réunionnaises, ont fait un usage approprié de la force publique alors qu’ils cherchaient à maîtriser un mineur au sol ou s’ils auraient commis des violences susceptibles d’être réprimées par la loi.

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Dans son communiqué, l’UFR livre sa propre interprétation des images : « Il ne se débattait pas et était déjà plaqué au sol par un agent, on peut observer un autre agent peser de tout son poids avec son genou sur le cou de l’adolescent, avant de lui appuyer la tête au sol. » Et l’association de préciser : « Cette scène interroge gravement sur la proportionnalité de l’intervention et sur la place donnée à la violence dans la réponse apportée à notre jeunesse. »

Une enquête pour "comprendre ce qui s’est passé"

Jointe au téléphone, la procureure de Saint-Pierre s’est limitée à expliquer qu’elle veut « comprendre ce qui s’est passé » en marge du mouvement lycéen qui se tenait à proximité de l’établissement scolaire. Pour l’heure, la magistrate se refuse évidemment à faire le moindre commentaire dans un sens ou dans un autre. Il apparaît aussi que le mineur n’a pas fait l’objet de mesures coercitives à l’issue de son interpellation par les forces de l’ordre.

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Sur les images, on distingue deux gendarmes occupés à interpeller le mineur en question avec des gestes que le service d’enquête se devra de reconstituer avec le plus de précision possible.

Pour ce faire, ils devront procéder à l’audition des deux gendarmes mis en cause par l’UFR mais aussi du mineur concerné et d’éventuels témoins de la scène. Des vidéos complètes, si elles existent, pourront permettre d’en savoir davantage. Affaire à suivre donc.

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