Tidem : “La musik l’a sov’ à mwin”

Tidem a rendez-vous ce vendredi soir avec son public pour un concert inédit au Kabardock. Pour l'artiste, sa musique est avant tout thérapeutique.
Autodidacte, l’artiste urbain a commencé très tôt à baigner dans le rap, un univers qu’il découvre grâce aux goûts musicaux de sa sœur. Tidem se lance d’abord pour lui-même, se servant de la musique comme thérapie, une façon de se canaliser.
“La musique, c'est une thérapie, parce que ça m’a fait grandir tout simplement. Je ne peux pas rester un enfant toute ma vie, sans vouloir payer de facture, avec le syndrome de Peter Pan. J’ai commencé seul dans mon petit studio, en mode débrouille. J’ai allumé mon ordinateur et fallait mi té fait marche mon cerveau”, confie-t-il.
Son titre “Van Gogh” est celui du renouveau
Celui qui s’enregistrait seul dans sa chambre pour s’évader et extérioriser une jeunesse au quartier a trouvé un public qui se reconnaît dans ses textes.
“L'a donne à mwin la force pou continuer, pou rendre aussi ce que le public y donne à mwin”, explique-t-il.
Tidem sait dire dans le rap ce qu’il a sur le cœur, mais il a d’autres cordes, parfois plus sensibles, à son arc, à l’image de “Parano”. “Parano té dwa jamais sorti, c’est une exclu qui a fuité. Mi té veux pas fait sort’ ça parce que ça parle d’amour et l’amour c’est quelque chose de personnel, c’était pas quelque chose facile à dévoiler et finalement…” avoue-t-il.
L’artiste urbain n’a pas fini de se challenger et réserve bien des surprises à son public : “Mi prend aussi plaisir à faire plein d’autres sonorités. Si l’instru y parle à mwin bien ça va se faire tout seul”, conclut-il.
Tidem est à découvrir et redécouvrir ce vendredi soir sur la scène du Kabardock au Port.


