Revenir à la rubrique : Politique

Thierry Robert réclame sa part à Sinimalé

"Au TCO, malheureusement, l’esprit communautaire n’est pas équitable". Le 1er vice-président de l’intercommunalité de l’ouest en a gros sur le cœur et il le fait savoir.

Ecrit par LG – le mardi 26 janvier 2016 à 16H21

Thierry Robert change de cible politique. Le député-maire de Saint-Leu estime que Joseph Sinimalé ne respecte pas les Saint-Leusiens.
 
« Tous les efforts ne peuvent être concentrés sur Saint-Paul. Ou alors peut-être qu’on essaye de me pousser vers le sud ? » tente-t-il d’interpréter ce qu’il considère comme une mise à l’écart de sa commune.
 
Voilà un an qu’il a notifié, « par courrier confidentiel » pour reprendre ses mots, au président Joseph Sinimalé, la liste des reproches qu’il émet contre sa gouvernance. Il veut néanmoins couper court à tout emballement : « je ne suis pas en guerre contre Joseph Sinimalé ! »
 
« Je n’ai pas voulu l’évoquer publiquement en 2015 pour ne pas interférer avec la campagne électorale », révèle le maire. Ce courrier, il l’a envoyé début 2015. Depuis, à l’entendre, Joseph Sinimalé n’a pas daigné apporter de correctifs à sa gestion du TCO. Mais quels sont les reproches que Thierry Robert formule à Joseph Sinimalé ?
 
Le député évoque de prime abord le projet Ecocité de Cambaie. Pas assez transparent et qui laissera des miettes à Saint-Leu.
 
« L’Ecocité c’est un projet pour lequel on n’a pas de plan de financement, où il n’y a aucune visibilité. Peut-être 3 milliards ou 4 milliards,… Une fois les dépenses engagées, nous n’aurons (Saint-Leu) que nos yeux pour pleurer ». Le maire attend néanmoins d’en savoir plus sur le contenu du plan pluriannuel d’investissements du TCO qui devrait être communiqué en mars.
 
Trop de recrutements saint-paulois au TCO
 
Autre point d’achoppement, celui des recrutements. Au sein du TCO, Thierry Robert se sent lésé par les pratiques qui feraient la part belle à la ville dont est issue le président de l’interco. Une pratique qu’il constate depuis son entrée au sein de l’instance en 2008. Mais à l’époque, Thierry Robert reconnaît volontiers qu’en tant que nouvel élu, il n’avait pas vraiment son mot à dire. Les choses vont changer en 2016, promet-il.
 
« Je veux savoir combien de Saint-Leusiens ont pu bénéficier de recrutements au TCO depuis 2008 ? » lance-t-il devant ses invités pour la présentation de ses vœux. Sa cible est désignée : Saint-Paul, toujours.

« Il faut qu’il y ait une répartition équitable », approuve-t-il. C’était comme ça avant, ça a continué comme ça (après mars 2014), mais « soit ça s‘arrête, soit on entendra les Saint-Leusiens », prévient-il.
 

Thierry Robert a abordé d’autres sujets. Des extraits de son intervention :
 
Un maire beaucoup plus présent
Thierry Robert a ouvert son discours sur la promesse d’« être plus que jamais au plus près des Saint-Leusiens, pour le développement de notre commune ». La campagne électorale, c’est du passé.
 
Le projet de carrière à Ravine du trou :
Avec les habitants du secteur, Thierry Robert promet de « ne pas se laisser marcher sur les pieds. »
 
Une administration moins dépensière :
« Notre feuille de route est claire : l’année 2016 sera l’année de la lutte contre le gaspillage. La faute à la baisse de la dotation de l’Etat et au désengagement de certaines collectivités : le Département et la Région ». Le maire parle des dépenses non prioritaires. L’appel à la mutualisation des moyens est invoquée. « Nous irons chercher des économies partout mais pas au détriment des familles saint-leusiennes. Les dépenses d’investissements seront maintenues à un niveau élevé ». Aucune augmentation de l’impôt local n’est prévue pour compenser le désengagement des partenaires institutionnels.
 
Les réalisations attendues pour 2016 :
Un service de la vie citoyenne sera effectif au 1er mars. La mairie ouvrira également un service dédié à l’accompagnement des entrepreneurs.  Le maire promet également une répartition plus équitable vers les quartiers en retard en matière d’équipements publics (Bois Banc, Fontaine, le Cap)

Des chantiers seront finalisés ou entamés au cours de l’année : la ZAD de la Salette, le parc du 20 décembre, le centre ville de Piton, le dojo du Plate, les médiathèques de la Chaloupe et du front de mer et en fin d’année « la nouvelle et première piscine municipale à Stella ».
 

 

Thèmes :
Partagez cet article:
S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires

Dans la même rubrique

NRL : Audrey Bélim salue la prise en compte de l’inflation par l’AFIT France

Interrogé par Audrey Bélim, Franck Leroy, nouveau président de l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport (AFIT France),a assuré à la sénatrice que l’organisme prendrait en compte l’inflation dans son soutien financier au projet, jusqu’en 2028. « C’est un point fondamental qui n’était pas acquis », rappelle la parlementaire.

Philippe Naillet s’exprime au sujet du Chlordécone et du Fipronil à La Réunion

Le 29 février 2024, cinq propositions de loi, dont une visant à renforcer la protection des mineurs dans le sport et d’autres concernant le soutien aux TPE, l’encadrement des frais bancaires et la lutte contre les pénuries de médicaments, ont été adoptées. Philippe Naillet s’est exprimé sur la responsabilité de l’État dans le scandale du Chlordécone, également examiné à cette occasion.