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Stups : interpellée en métropole, la « nourrice d’argent » nie tout rôle dans le réseau

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mardi 18 novembre 2025 à 15H27

À la chambre d'instruction, ce mardi 18 novembre, Jean-Marc*, une nourrice d'argent présumée, a fait une demande de remise en liberté. Arrêté en France et conduit en détention ici à La Réunion, la perquisition de son domicile a permis la découverte de 34 000 euros en cash. Non assisté d'un avocat à l'audience, il dément tout lien avec les stupéfiants.

C’était il y a un peu plus d’un mois. Grâce au travail d’investigation des gendarmes et aux impressionnantes mobilisations des militaires, un vaste trafic de stupéfiants entre l’Hexagone et La Réunion a été mis au jour. Sous la direction du parquet de Saint-Denis, les enquêteurs de la Section de recherches (SR) de La Réunion et de l’Office anti-stupéfiants ont démantelé une organisation criminelle utilisant à la fois la voie maritime et des mules aériennes pour acheminer la drogue jusqu’à l’île.

Ce mardi 18 novembre, l’une des nourrices d’argent présumées, interpellée en région parisienne et ramenée à La Réunion, a formulé une demande de remise en liberté.

Lire aussi : Cocaïne, cannabis et cash : un vaste réseau international démantelé entre l’Hexagone et La Réunion

34 000 euros de cash retrouvés chez lui

L'opération d’envergure, ordonnée le 25 octobre dernier, a permis l’interpellation d’au moins dix-huit personnes, dont plusieurs dans l’Hexagone. Aujourd’hui, Jean-Marc* est l’une de ces personnes. Ce père de famille, arrêté en banlieue parisienne, est soupçonné d’être une « nourrice financière », c’est-à-dire qu’il planquait chez lui l’argent.

Lors de la perquisition effectuée à son domicile, les enquêteurs trouvent un beau butin : 34 000 euros en liquide. Une somme difficile à justifier pour le père de famille, qui explique qu’il s’agit de l’argent de ses parties de poker. Autre élément à charge : l’acquisition d’un immeuble à Dubaï au nom de sa fille, elle-même en couple avec l’une des têtes de réseau présumées de ce vaste trafic. Un immeuble qui aurait pu servir à blanchir l’argent du trafic.

À la barre, le père de famille n’est pas appuyé par un avocat. Il réaffirme son innocence dans ce dossier. Son casier judiciaire est bien fourni : quinze condamnations pour vols, outrages, violences sur la police, etc. L’homme ne nie pas que son passé de loubard puisse lui porter préjudice, mais il assure n’avoir jamais trempé dans les stups.

Sans surprise, le ministère public s’est opposé à cette remise en liberté, pour éviter une éventuelle concertation entre les prévenus. De plus, ses garanties de représentation ne sont pas assurées. La chambre doit statuer ce mercredi 19 novembre.

*Prénom d'emprunt

Etiquettes : Cour d'Appel | Stupéfiants

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