Ste-Rose: Mamindy Pajany conteste l'élection de Vergoz

Bruno Mamindy Pajany porte un recours contre l’élection de Michel Vergoz lors des dernières élections municipales partielles. L’histoire se répète entre les deux éternels rivaux sur Sainte-Rose.
Le maire déchu dimanche dernier, après 14 ans de mandat, a déposé son recours devant le tribunal administratif ce vendredi. Le délai légal pour tout recours s’achevant le vendredi après l’élection.
Bruno Mamindy Pajany porte à la connaissance du juge de l’élection municipale plusieurs motifs susceptibles selon lui de constituer des infractions au code électoral.
Le premier concerne les "5 heures d’antenne de Michel Vergoz sous le fameux pseudo de Patrick sur les ondes de Radio Est la veille d’élection. Pour moi, il a utilisé les moyens d’une association", indique l’ancien maire.
Autre angle d’attaque : la "mise à disposition de véhicules et de locaux de sociétés" pour le compte de la campagne du candidat socialiste. Un mélange des genres interdit par le code électoral en son article 52.8 alinéa 2 selon Bruno Mamindy Pajany. Si cela ne suffisait pas de convaincre le juge administratif, "nous avons les photos", évoque le candidat de l’élection partielle.
Il fonde aussi son recours sur la certitude d’"une promesse d’embauche formulée par l’un des colistiers" du candidat PS-Progrès ainsi que "des promesses d’emploi public" supposément avancées par le camp d'en face et pour lesquelles l’ancien conseiller général dit "détenir des témoignages". Sans compter des "menaces proférées sur le réseau social Facebook" durant la campagne qui devraient relever de l’anecdote si les juges venaient plutôt à regarder de plus près les "achats de voix" en lien avec certaines des 396 procurations comptabilisées lors du vote.
Quant à l’affaire du coup de fusil, un dépôt de plainte a été pris en gendarmerie, un fait que l’ancien maire ne laisse pas passer puisqu’il s’agit aussi pour lui d’une "intimidation" lors du vote.
Rappelons que dimanche dernier, Michel Vergoz a obtenu 51,70% des suffrages soit 2639 voix. Bruno Mamindy-Pajany avait obtenu 48,30% des suffrages (2465 voix), soit un écart de 174 voix.


