St-Louis : Quand la sous-préfecture n'est pas d'accord avec la Chambre régionale des comptes...

On peut raisonnablement se demander si la Chambre régionale des comptes, à l'instar du Conseil d'Etat au niveau national, n'a pas un peu tendance à "charger la barque", histoire de faire parler d'elle...
Régulièrement, ces deux instances nous pondent des rapports incendiaires dont les médias parlent pendant 48h, avant d'être oubliés... Jusqu'aux prochains rapports...
Quand on interroge ceux qui sont visés, ils sont unanimes pour dénoncer le manque d'objectivité des magistrats en charge des contrôles. Ce qui est normal de leur part, et n'est pas gage de vérité.
Quoi qu'il en soit, on peut leur reprocher à coup sûr de ne pas tenir compte des observations et réponses qui leur sont faites. Ils publient leur rapport et insèrent à la fin, dans une partie que personne ne lit, les réponses des mis en cause qui souvent répondent point par point aux accusations portées. Ne serait-il pas plus simple, et plus honnête, que les magistrats revoient leur copie au vu des réponses qui leur sont faites, et qu'ils ne publient que les points sur lesquels ils ne sont pas d'accord?
Le problème vient aussi du fait que ces magistrats ont le pouvoir d'informer le procureur de la République, ce qui aboutit la plupart du temps à l'ouverture d'une enquête.
Prenons le cas de la commune de Saint-Louis. On se souvient du rapport incendiaire de la chambre régionale des comptes, qui avait abouti à l'ouverture d'une enquête du procureur contre Cyrille Hamilcaro et sa femme.
Pourtant, dans un rapport du 24 février dernier, le comité de suivi des comptes de la commune, auquel participe le sous-préfet de Saint-Pierre, reconnait les progrès faits par la commune et désavoue complètement ce qu'a écrit la Chambre Régionale des Comptes dans son dernier rapport.




