St-Denis : Les chiffres de la délinquance en baisse de 15%

Au Club animation prévention (CAP) de Saint-Denis, Gilbert Annette a fait le déplacement, en compagnie de son adjointe déléguée à la sécurité, Nalini Vélopoulé-Merlo, pour la présentation des chiffres de la délinquance du chef-lieu pour l'année 2012. "Je veux établir la vérité à travers les chiffres. Des chiffres qui sont excellents", explique en introduction Gilbert Annette. Le maire de Saint-Denis souhaite mettre fin "aux idées reçues" pour ne pas laisser les "citoyens dans l'erreur".
Par rapport à 2011, la délinquance a reculé de 15% dans le chef-lieu en 2012. Une situation qui s'explique par la mise en place par la mairie de "dispositifs de préventions et d'insertions depuis 2009", ajoute Gilbert Annette. En 2012, 6920 faits de délinquance ont été recensés par les services de l'Etat à Saint-Denis, soit 47 faits pour 1000 habitants. Un chiffre que s'empresse de comparer le maire de Saint-Denis par rapport à d'autres villes de métropoles, comme Dijon ou Nîmes, de même taille. "A Nîmes, vous avez 23 000 faits de délinquances pour une population équivalente à Saint-Denis, tout comme à Dijon qui enregistre 15 295 faits de délinquances", précise Gilbert Annette avant d'ajouter "les concitoyens peuvent apprécier et savourer où ils vivent".
La mairie de Saint-Denis a vu certains faits de délinquance baisser, comme les vols de voiture, les cambriolages ou encore les atteintes aux biens. Par contre certains sont en hausse comme les vols avec violence, les incendies volontaires et coups et blessures volontaires. Si les taux d'élucidation ont progressé de 36% entre 2011 et 2012, une ombre au tableau vient ternir ces chiffres. "La part des mineurs mis en cause augmente de 21%", souligne Nalini Vélopoulé-Merlo. Mais la mairie de Saint-Denis n'entend pas s'arrêter là. Outre le côté répression, avec la mise en place de 19 caméras de vidéo-surveillance supplémentaires ou encore une police municipale plus présente, la prévention n'a pas été oubliée.
Parmi les actions mises en place par la mairie dans le cadre de la lutte contre la délinquance, le CAP de Saint-Denis en est un exemple. Association loi 1901, le CAP cible ses actions vers un public âgé entre 10 et 25 ans qui présente des problèmes de comportement ou une situation de marginalisation. "Le CAP fonctionne à travers 3 axes opérationnels, la prévention en milieu scolaire, la prévention jeunesse et la lutte contre la récidive", rappelle Gilbert Annette.
"Si on arrive encore à baisser de 10 à 15% le niveau de la délinquance à Saint-Denis, ce sera un excellent résultat", ajoute le maire de Saint-Denis. Sans parler de "triomphalisme", les chiffres présentés font de Saint-Denis "une capitale régionale paisible" se félicite Gilbert Annette.


