SPL Estival : Philippe Le Constant et Jean-Luc Julie demandent que « toute la lumière soit faite »

Les élus de l'opposition municipale de Saint-Benoît Philippe Le Constant et Jean-Luc Julie réagissent suite à l’intervention du préfet Patrice Latron concernant la délibération d'entrée au capital de la SPL Estival. Voici leur communiqué.
Nous accueillons avec satisfaction la position du Préfet de La Réunion, révélée par l’article de Zinfos974 du 29 juillet 2025, qui rejette l’entrée de Saint-Benoît dans la SPL ESTIVAL. Cette décision vient confirmer les arguments que nous avons défendus devant le Tribunal administratif.
Dès le départ, nous avons dénoncé l’illégalité manifeste de la délibération du 19 juin 2025, adoptée par la majorité municipale. L’État reconnaît la gravité de ces irrégularités, validant ainsi nos alertes répétées.
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Le maire avait assuré, lors du conseil municipal, que son « analyse fine » de la situation garantissait la légalité de l’opération. Les faits démontrent aujourd’hui le contraire : sa certitude affichée était infondée. Ce désaveu officiel met en lumière une gestion hasardeuse et fragilise encore davantage sa crédibilité auprès des Bénédictins.
Que cache-t-on aux administrés de Saint-Benoît ?
Au-delà de ce revers, une question fondamentale demeure : peut-on considérer que la SPL Estival existe légalement, alors qu’elle n’a jamais réuni les deux actionnaires publics exigés par la loi ? Dès lors, c’est la validité de l’ensemble des actes et décisions qui en découle qui mérite d’être interrogée.
Dès le 4 mars 2022, M. Selly reconnaissait lui-même que la Région n’était pas au capital et disait “ne pas désespérer de convaincre la présidente de Région”. Trois ans plus tard, rien n’a changé. Pourquoi alors cette décision de faire entrer Saint-Benoît en juin 2025 ? Était-ce pour régulariser a posteriori une situation juridiquement intenable? Cette manœuvre soulève une inquiétude légitime : que cache-t-on aux administrés de Saint-Benoît ?
En engageant notre commune dans cette opération illégale, M. Selly exposait directement les Bénédictins à supporter les conséquences financières d’une structure placée en plan de continuation après un redressement judiciaire, sévèrement critiquée par la Chambre régionale des comptes, fragilisée par un Plan de Sauvegarde de l’Emploi contesté, qui sera jugé en septembre par la Cour d’appel de Bordeaux et menacée par des contentieux multiples.
Nous demandons que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que l’intérêt des bénédictins prime sur des manœuvres de régularisation manifestement illégales.
Philippe Le Constant et Jean-Luc Julie
conseillers municipaux de Saint-Benoît


