Soupçonné d'avoir violé fillettes et adolescentes du quartier

Elles sont plusieurs, malheureusement. Plusieurs petites filles et adolescentes à avoir porté plainte pour viol dans le Sud de l’île. Les faits se seraient déroulés entre 2017 et 2018, en espérant que toutes les victimes aient eu le courage de porter plainte.
Le suspect, un homme qui habitait le même quartier que ses victimes et père d’une enfant de 10 ans, attirait les filles, âgées entre 7 et 14 ans, chez lui en promettant cadeaux, jeux et une connexion internet. Sa cible : des petites de familles "carencées ou dysfonctionnelles".
C’est la présidente de la chambre de l’instruction qui reprend les éléments du dossier afin de décider si le détenu doit être maintenu en détention ou non, en attendant son procès le 23 mars prochain devant la cour criminelle. Sa détention provisoire, depuis 2018, devait prendre fin le 5 décembre, le parquet demande donc une prolongation exceptionnelle de sa détention.
Les victimes, en leurs propres mots, racontent avoir visionné des films pornographiques chez cet homme et de s'être vues imposer des pénétrations vaginales. Certains faits - qui ont été filmés par les caméras de vidéo-surveillance de son domicile – sont difficilement réfutables. Il assure néanmoins n’avoir "jamais forcé personne". Pour les autres, il nie les faits, bien que des traces de son ADN aient été retrouvées dans le vagin de l’une d’entre elles. Son explication: la fillette a dû se laver avec un gant dans lequel il se serait masturbé.
Une première plainte avait été portée en 2017 par une jeune fille, mais elle avait été jugée peu crédible et l’affaire avait été classée sans suite. Une deuxième plainte, puis d’autres qui ont suivi, en 2018, qui ont révélé le même mode opératoire.
Le détenu de 51 ans évoque une enfance douloureuse durant laquelle il a été lui-même victime de pédophilie. Il assure néanmoins faire un "travail psychologique" au sein de l’établissement pénitentiaire. Une transformation peu probable, selon le magistrat, qui rappelle qu’au moment des faits, il était déjà sous bracelet électronique.
Le violeur présumé reste donc derrière les barreaux en attendant son procès devant le cour criminelle en mars prochain.


