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Services publics : la colère monte contre les coupes budgétaires

Ecrit par Sophie Fontaine – le jeudi 3 avril 2025 à 16H45

Face à la baisse des rémunérations et aux réformes jugées injustes, les agents du service public se mobilisent partout en France. À La Réunion, syndicats et manifestants dénoncent une économie de guerre faite au détriment des services publics et des plus bas salaires

Les agents du service public de La Réunion font part d'une inquiétude grandissante face à des mesures perçues comme une menace directe sur leur pouvoir d’achat et les conditions de travail.

Mobilisation à La Réunion

À l’appel de l'intersyndicale de La Réunion (CGTR, FSU, Solidaires et UNSA), les agents du service public se sont rassemblés ce jeudi matin pour manifester en faveur de la défense des services publics.

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L’une des principales inquiétudes des manifestants concerne l’indemnisation des arrêts maladie. À compter du 1er mars 2025, pour les fonctionnaires et les contractuels, les trois premiers mois d’arrêt seront indemnisés à hauteur de 90 % du traitement indiciaire, une réduction par rapport à la situation actuelle.

Un pouvoir d’achat en recul

Les syndicats et agents revendiquent notamment le maintien de la Garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA). Ce dispositif, qui compensait la perte de pouvoir d’achat pour les agents dont la rémunération avait peu augmenté au cours des quatre dernières années, bénéficiait aux plus bas salaires du service public. Sa suppression est perçue comme une attaque contre les agents les plus précaires.

Ça montre à quel point ce gouvernement est méprisant. On s’attaque aux plus bas salaires”, s’insurge Bertrand Capelotar, porte-parole de la CGTR.

“Des économies pour réarmer le pays”

Les syndicats demandent également le dégel du point d’indice, ainsi que des mesures pour garantir l’égalité femmes-hommes, un point sur lequel la CGTR dénonce “un retard inacceptable”.

Au-delà des réformes salariales, les organisations syndicales accusent le gouvernement de vouloir réaliser “des économies pour réarmer le pays au détriment des services publics et de la population”.

“On pénalise les usagers pour financer une guerre dont les Français ne veulent pas”, déplore un manifestant.

Pourquoi vouloir à tout prix aller chercher l’argent pour financer cette économie de guerre dans la poche de ceux qui en ont le moins ? Pourquoi ne pas aller regarder du côté des superprofits ? Des très très riches ? (…) Dans nos poches à nous, c’est une razzia qui est opérée”, ajoute la secrétaire départementale de la FSU, Marie-Hélène Dor.

“On est en train de tout perdre”

La présidente de la Région, Huguette Bello, s’est rendue sur place pour exprimer son soutien aux manifestants. “Ces fonctions publiques sont attaquées par le gouvernement. On veut réduire drastiquement tout ce qui a fait la force de la France. Tout ce qui a été ses grands combats juste après le Conseil national de la Résistance. On est en train de tout perdre”, a-t-elle déclaré.

Etiquettes : Grève | syndicat

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