L'intersyndicale du secteur médico-social en grève le 1er avril

Dans un courrier adressé au préfet Patrice Latron, une intersyndicale regroupant la CFDT, la CFTC, la CGTR, FO et la CFE-CGC annonce rejoindre le 1er avril le mouvement de grève national du secteur médico-social.
La tâche semblait compliquée mais les syndicats des secteurs sanitaire et médico-social, lesquels comptaient en 2022 11.500 salariés à La Réunion selon le baromètre de l'Opco santé, ont fini par trouver un terrain d'entente.
Sans doute contraints de trouver un accord au regard du mouvement de grève national annoncé dans l'Hexagone pour le 1er avril, les syndicats locaux ont fini par former une intersyndicale et établir leur propre plateforme de revendications.
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La CFDT, la CFTC, la CGTR, FO et la CFE-CGC ont donc écrit d'une seule plume au préfet Patrice Latron pour lui dresser le constat :
• d’une situation sociale dégradée de tout le secteur de la santé et de la cohésion sociale (sanitaire, social, médico-social, aide à domicile, insertion...) ;
• d’une austérité budgétaire qui s’aggrave et qui se traduit par des baisses de financement dans les établissements et services ;
• d’un blocage des négociations salariales dans les conventions collectives ;
• d’un blocage du versement des 183 euros (Ségur) par nombre de départements, mais aussi par certaines ARS.
Toujours selon l'intersyndicale, les salariés du médico-social « subissent d'année en année une dégradation constante » de leurs conditions de travail illustrée notamment « par des records d’accident du travail, d’arrêt maladie, d’inaptitude, de rupture conventionnelle, de démission et de burn-out ».
L'intersyndicale appelle à un rassemblement devant la préfecture
Les syndicats déplorent « le silence des administrations, mais aussi des représentants de la FEHAP à La Réunion ». Ils appellent à la grève le 1er avril, avec un rassemblement devant la préfecture à partir de 9 heures, sur la base de ces revendications :
- L’augmentation générale des salaires prenant en compte à minima la perte de pouvoir d’achat depuis 30 ans ;
- Le versement inconditionnel des 183€ pour tous les salariés ;
- Le financement des besoins à hauteur des besoins ;
- L’amélioration des conditions de travail, plus de personnel, remplacement des absent·e·s, une meilleure de la gestion du temps de travail et reconnaissance de la pénibilité de nos métiers
- La création des postes pérennes nécessaires au fonctionnement des établissements ;
- Le retrait du projet patronal de la Convention Collective Unique Etendue, qui réduit les droits des salariés, et la continuité des négociations


