Sainte-Suzanne : piégés par la caméra, ils reviennent ramasser leurs déchets

La lutte contre les dépôts sauvages s’intensifie à Sainte-Suzanne. Après l’installation d’une première caméra dite “intelligente” en centre-ville, une seconde doit prochainement faire son apparition. L’efficacité du dispositif vient une nouvelle fois d’être démontrée : des habitants récemment installés ont été contraints de revenir ramasser les déchets laissés au pied de leur immeuble. En parallèle, la commune prévoit le déploiement de 20 pièges photographiques mobiles sur l’ensemble du territoire.
Les faits remontent au 7 février dernier. De nouveaux occupants d’une résidence située rue Antoine-Abeillard sont filmés en train d’abandonner près de 4 m³ de déchets issus de leur emménagement directement sur la voie publique, en bas de l’immeuble qu’ils venaient pourtant d’intégrer. Meubles, cartons et encombrants sont laissés sur place, hors calendrier de collecte.
Dès le lendemain, la caméra transmet automatiquement les images au chef de la police municipale. Grâce à la lecture de la plaque d’immatriculation du véhicule utilisé, une mise en demeure est adressée au propriétaire, qui indique qu’il s’agit d’un véhicule de location. Contactés, les occupants concernés se rendent à la police municipale, reconnaissent les faits et retournent sur place pour procéder au nettoyage complet des déchets.

Une caméra qui fait ses preuves
Un nouvel exemple de l’efficacité du dispositif mis en place par la police municipale depuis le début de l’année dernière. Installée sur un mât d’éclairage public, la caméra “intelligente” est capable, via un algorithme, de détecter une personne en train de déposer des déchets en dehors des règles. Les images, en haute définition, sont transmises en temps réel aux services municipaux, facilitant l’identification des contrevenants.
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Selon la police municipale, ce dispositif a déjà permis de réduire de plus de 60 % les incivilités liées aux dépôts sauvages dans le secteur concerné l’an dernier. Plusieurs procès-verbaux ont été dressés, avec des amendes pouvant atteindre 1 500 euros lorsque l’utilisation d’un véhicule est constatée.
“L’objectif n’est pas de piéger les habitants, mais de responsabiliser chacun afin de préserver le cadre de vie”, insiste la municipalité.

Des pièges photographiques bientôt déployés
Face à ces résultats, la Ville ne compte pas s’arrêter là. Une seconde caméra intelligente doit être installée prochainement sur un autre point sensible de la commune, tandis que celle de la rue Antoine-Abeillard est appelée à être déplacée selon les besoins. En parallèle, Sainte-Suzanne a fait l’acquisition de près de 20 pièges photographiques mobiles, facilement dissimulables, destinés à être installés sur les sites de dépôts sauvages récurrents, en zone urbaine comme en zone rurale. Leur déploiement est prévu dans les prochains jours.
Objectif affiché : responsabiliser les habitants, faire respecter les calendriers de collecte et préserver durablement le cadre de vie à Sainte-Suzanne. La lutte contre les “makots” s’intensifie désormais sur l’ensemble du territoire communal.
À noter qu’après Sainte-Suzanne, des caméras du même genre doivent également faire leur apparition dans le chef-lieu, où la police municipale a également fait l’acquisition de plusieurs caméras “intelligentes” dédiées à la lutte contre les dépôts sauvages.


