Saint-Paul se dépêche de lancer les travaux de redynamisation de Saint-Gilles

Cette fois-ci semble être la bonne. La Ville de Saint-Paul annonce ce lundi 13 février le lancement imminent de la phase opérationnelle du PRU de Saint-Gilles, comprenez le "programme de renouvellement urbain".
La démolition du plus petit pont, celui de Carosse, commence dans les jours qui viennent. Le nouvel ouvrage sera mis en service en mai. Quant au plus grand pont, celui qui enjambe la ravine Saint-Gilles, il sera détruit à partir de fin mai et "son remplaçant" sera livré en décembre.
Une passerelle piétonne livrée dès novembre dernier, à l’ombre d’une végétation bien fournie vers les snacks du coin, préfigurait de la destruction des deux ponts. Concernant les voitures, il n’y aura pas de miracle. Le trafic sera dévié vers la contournante du centre ville pour ceux qui veulent aller vers le port de plaisance et vice versa.
"Plus attractif, plus moderne et plus écologique"
A l’entrée nord de Saint-Gilles, les élus saint-paulois annoncent également la création de soixante places de parking dont trois pour les personnes à mobilité réduite, pour les vélos et des bornes de recharge.
Un aménagement paysager avec la plantation d’espèces endémiques accompagnera cette création pour répondre au credo d’un "Saint-Gilles qui se met au vert", ambitionne la mairie. Les travaux commencent le 27 février et doivent être achevés en fin d’année là aussi.
"L’enjeu est d’améliorer le cadre de vie pour le rendre plus attractif, plus moderne et plus écologique", lancent les trois élus Pascaline Chereau-Némazine, Virginie Sallé et Irchad Omarjee (conseiller délégué à l’Aménagement). L’objectif, et les deux ponts vont y contribuer, sera de "pacifier les déplacements entre usagers" mais aussi de proposer "une ville plus connectée au port de plaisance", explique Virginie Sallé, adjointe de quartier Saint-Gilles-les-Bains.
Les premiers coups de pelle du PRU en 2023 doivent "consommer" 11 millions d’euros financés à 90% par le REACT-UE du FEDER, le REACT-UE étant la réponse de l’Union européenne pour relancer l’activité économique après la pandémie. Les 10% restants proviendront du budget communal. Il y avait urgence à réaliser ces travaux cette année sans quoi ces fonds européens seraient repartis vers Bruxelles.
Le coup global du PRU qui vise à "redynamiser la station balnéaire" atteindra au final plus de 30 millions d’euros.
Le pont de la ravine Saint-Gilles, sur lequel les piétons ont pris des risques pendant des décennies, laissera place à un pont beaucoup plus large :


