Saint-Paul : Maxime Hoarau, un troisième tour et puis s'en va ?

Déjà engagé en 2014 et 2020, le militant associatif de la Saline Maxime Hoarau a déposé sa liste et se présentera dans la course à la mairie de Saint-Paul face à deux ténors de la droite, un candidat du RN et le maire sortant.
Après 286 voix obtenues en 2014 (0,63%) puis 168 voix en 2020 (0,46%), Maxime Hoarau va-t-il dépasser la barre des 300 votes, le 15 mars prochain, aux élections municipales de Saint-Paul ?
C’est peut-être l’un des principaux enjeux pour cette figure atypique du quartier de la Saline âgée de 60 ans, qui avait expliqué à nos confrères du Quotidien qu’il se lançait avec une liste composée de 54 policiers. Joint par Zinfos974, il plaide le malentendu et explique qu’il n’y aura qu’un seul policier sur sa liste, tous les colistiers étant selon lui novices en politique.
Mais pourquoi vouloir se lancer aussi tardivement dans cette rude bataille électorale, face au maire sortant Emmanuel Séraphin et à ses rivaux de droite Cyrille Melchior et Didier Robert, avec le RN Jean-Yves Morel en outsider ?
« Les gens me connaissent parce que je suis serviable »
« Je vois Saint-Paul que ça ne s’améliore pas, on ne fait rien pour les jeunes, dans les Hauts c’est abandonné. Il n’y a pas de lien avec le maire qui ne vient jamais discuter avec nous », explique le président de l’association Rouv zot zié, qui avait poussé la chansonnette sur fond de seggae en 2014 pour faire décoller sa campagne.
« Je suis à la Saline, j’y ai grandi et j’y vis toujours. Je travaille au lycée Vue-Belle, je suis agent », se présente Maxime Hoarau, en expliquant qu’il fait fonctionner un garage solidaire chez lui sans la moindre subvention, et qu’il distribue régulièrement des colis alimentaires de première nécessité dans toute l’île.
Il dit vouloir « aider les jeunes et les personnes à mobilité réduite » mais élude les questions sur son programme. « Je vais sur le terrain tout le temps, les gens me connaissent parce que je suis serviable. Les gens me disent de ne pas laisser Saint-Paul dans les mains de n’importe qui. Les commerçants me disent d‘y aller parce qu’ils payent trop d‘impôts, pareil pour les agriculteurs et les forains », confie maxime Hoarau, qui se présente sans étiquette.
« Pour l’instant on part comme ça, entre les deux tours on va voir comment ça se déroule », précise celui qui n’avait « pas donné de consigne de vote en 2020. »


