Saint-André : Jean-Marie Virapoullé va saisir le contrôle de la légalité après le dernier conseil municipal

À la suite du dernier conseil municipal de Saint-André, l’élu de l’opposition annonce son intention de saisir le contrôle de légalité, estimant que plusieurs décisions votées par la majorité sortante seraient entachées « d’irrégularités ». Il évoque également la possibilité de saisir le procureur de la République.
Dans un communiqué, le conseiller municipal livre une lecture sévère de la fin de mandature, qu’il décrit comme marquée par «l’opacité», des « décisions absurdes » et « une ville laissée à l’abandon ». Il réagit au dernier conseil municipal de la mandature, organisée jeudi dernier et à la conférence de presse donnée en amont par Joé Bédier.
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Rachat de places de parking : "Une absurdité"
La première décision visée par l’opposant concerne la cession d’un terrain communal de 8 000 m², situé sur l’emplacement de l’ancienne salle des fêtes, et vendu au prix de 300 € le m². Quelques mois après cette vente, la Ville a voté le rachat de 129 places de parking auprès du même opérateur, “à un coût supérieur à 12 400 € l’unité”, pointe le candidat aux municipales.
Pour Jean-Marie Virapoullé, cette opération constitue une « absurdité » financière. Il affirme que la municipalité disposait du foncier nécessaire pour réaliser elle-même ces aménagements et regrette un avis des Domaines qu’il juge « peu fiable » et transmis « au dernier moment ». L’opération représente plus de 1,5 million d’euros, prélevés, selon lui, sur des crédits initialement prévus dans le cadre de l’ANRU 2.
« Colosse Arena » : “Une totale opacité”
L’élu d’opposition s’en prend également au projet nommé « Colosse Arena », qui prévoit la mise à disposition pour 60 ans de près d’un hectare de foncier public au profit d’une société. Il dénonce une procédure menée « dans la totale opacité », évoquant l’absence de communication du prix des Domaines et le fait que la société porteuse du projet « n’est pas encore créée ».
Selon lui, la pièce maîtresse du programme serait un équipement de type padel privé, pour un montant de 12 millions d’euros. Jean-Marie Virapoullé rappelle que les contribuables ont déjà financé un équipement similaire à Mille Roches, “jamais livré”, et estime que la Ville s’apprête à « abandonner une partie du patrimoine communal » dans des conditions qu’il juge « manifestement illégales ».

Ticket-restaurant : du “clientèlisme”
L’indemnisation des commerçants du centre-ville, évaluée à 300 000 euros, est également critiquée par l’élu. Il estime que le montant est « insuffisant » pour 12 entreprises et reproche un calcul effectué « sur les marges brutes et non sur les pertes de chiffre d’affaires », contrairement, selon lui, aux engagements pris par le maire. Il souligne de plus un versement effectué « avec un an et demi de retard ».
Autre point de discorde : l’augmentation d’un euro du ticket-restaurant des agents communaux, qu’il qualifie de « clientélisme ». L’opposant dénonce des conditions de travail « dégradées » et s’engage, en cas d’alternance en 2026, à « redonner de la dignité aux employés communaux ».
Une saisine du contrôle de légalité
Face à ce qu’il considère comme des « irrégularités », Jean-Marie Virapoullé indique qu’il saisira « dans les prochains jours » le contrôle de légalité de la préfecture. Il affirme également se réserver la possibilité de saisir le procureur de la République.
Pour l’élu, ces dossiers « ne sont pas des accidents » mais « le résultat d’un système » ayant conduit à « six ans d’abandon ». Il estime que les choix de la majorité sortante ont laissé une ville « asphyxiée », entre coupures d’eau, insécurité et infrastructures dégradées.
À quelques mois des municipales de 2026, il appelle les habitants à « tourner la page » et affirme vouloir « relever Saint-André ».


