Re-logement : casse-tête à la mairie du Port

Si les conditions de vie dans un bidonville permettent d’entasser dans une seule case des dizaines de familles, la survenance d'un incendie implique qu'on les reloge selon les règles d’hygiène et de sécurité.
Cette obligation donne également du fil à retordre aux associations caritatives qui essayent tant bien que mal de répondre à l’urgence.
Sous couvert d’anonymat, l’un d’eux nous a avoué il y a parfois quatre familles sous un seul toit, avec chacune de très nombreux enfants. Les reloger signifie trouver quatre maisons ou quatre très grands appartements. Ce qui est excessivement rare sur le marché, les promoteurs préférant construire des T2 ou des T3 plus faciles à vendre.
La rumeur a circulé selon laquelle les derniers incendies pourraient avoir été volontaires, justement pour accélérer la procédure de relogement dans des appartements décents. Mais, selon des sources proches des enquêtes, il s'agirait bel et bien d'accidents. Quoi qu'il en soit, si ces "accidents" devaient se poursuivre du côté du Port, la problématique risquerait encore de se compliquer.


