Profession : livreur de colis à Domenjod … par voie aérienne

Comment se faire un « ti monnaie » rapidement ? Selon Grégory P., le meilleur moyen reste d’envoyer un téléphone et des balles de tennis contenant du zamal directement dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Domenjod.
Le 8 novembre dernier, il s’est introduit dans le jardin d’un particulier, avant d’accomplir son forfait. Rejoignant un véhicule garé un peu plus loin, il est rapidement interpellé par les autorités et ne conteste absolument pas les faits.
Quand les policiers l’interrogent sur cette livraison, il reste vague et n’exprime que des courtes réponses. Tout comme au tribunal, où il dit qu’il « voulait rendre service » à un dalon, mais n’assure n’avoir aucune connaissance du destinataire du colis.
400 euros pour 6 mois de détention
À en croire Grégory P., c’est pour rendre un service qu’il a effectué cette livraison. Or, la présidente s’étonne devant la préparation bien rôdée de l’opération. Concernant la cagoule, il indique que « c’est une ancienne cagoule » qu’il avait chez lui. Il aurait été payé 400 euros pour ce service.
Quand on se penche sur son casier judiciaire, le tribunal semble un endroit familier pour lui : 4 mentions à son casier judiciaire pour des faits de violences, de vol ou de destructions. Fait étonnant, Grégory P. a commis les faits alors qu’il était dans l’attente de son bracelet électronique, à cause d’une précédente condamnation. Le dispositif devait lui être attaché en décembre.
Au vu de cette circonstance, la procureure a requis à son encontre 9 mois de détention. L’avocat de la défense pense que son client a agi sous la menace. « Il sait très bien ce qu’il encourt, pourquoi le faire de manière volontaire ? » Une question qui reste sans réponse, vu que son client ne pipe mot sur d’éventuelles menaces.
Le tribunal n’a pas abondé dans le sens de la défense, rejetant la thèse de la menace, et Grégory P. est condamné à 6 mois de prison.


