Prévention, information et prise en charge : ce que contient le plan national du gouvernement pour enrayer l'infertilité

Un couple sur huit est confronté à des difficultés pour concevoir un enfant. Face à ce constat, le gouvernement dévoile un plan national inédit pour mieux informer, prévenir et prendre en charge l’infertilité, avec notamment un message de prévention adressé à tous les Français à l’âge de 29 ans.
Le gouvernement a présenté, jeudi 5 février, un plan national de lutte contre l’infertilité, un enjeu de santé publique qui concerne aujourd’hui plus de trois millions de Français, soit un couple sur huit. Longtemps attendu, ce plan prévoit 16 mesures concrètes articulées autour de la prévention, du dépistage et de l’accompagnement, avec un accent particulier mis sur l’information des jeunes adultes.
Un message de prévention adressé à tous les Français de 29 ans
Parmi les mesures phares, l’exécutif annonce l’envoi, à partir de la fin de l’été, d’une information personnalisée à l’ensemble des Français âgés de 29 ans. Objectif : lutter contre le sentiment de "si j’avais su" en diffusant une information scientifiquement fondée, équilibrée et sans injonction, portant à la fois sur la santé sexuelle, la contraception et la fertilité, chez les femmes comme chez les hommes.
Un portail national de référence sur la santé reproductive et la fertilité, accessible via Santé.fr, sera également créé afin de centraliser des informations fiables, adaptées aux différents âges de la vie.
Dépistage renforcé et amélioration des parcours de soins
Le plan prévoit aussi un meilleur repérage précoce des troubles de la fertilité, notamment via l’intégration d’un volet dédié dans Mon bilan prévention et la généralisation des plateformes PREVENIR, spécialisées dans l’identification des facteurs de risques environnementaux.
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La lutte contre certaines pathologies est renforcée, avec la poursuite de la stratégie nationale contre l’endométriose et une amélioration du diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques, encore trop souvent sous-diagnostiqué.
Autoconservation des ovocytes et dons de gamètes : une offre élargie
Côté prise en charge, le gouvernement souhaite développer l’autoconservation ovocytaire, avec l’objectif d’atteindre 70 centres autorisés d’ici 2028, contre 40 aujourd’hui. Un système national de gestion des dons de gamètes et d’embryons sera également lancé afin d’améliorer la transparence et la traçabilité, en lien avec les professionnels de terrain.
La fertilité devient par ailleurs une priorité de recherche, intégrée aux appels à projets nationaux pour renforcer la connaissance scientifique et l’innovation.
Santé périnatale : un chantier national lancé
En parallèle, la ministre de la Santé ouvre un chantier national sur la santé périnatale et maternelle, alors que la France affiche des indicateurs préoccupants, avec une mortalité maternelle stagnante et une légère hausse de la mortalité infantile depuis 2011.
Confié à trois experts, ce travail vise à établir un diagnostic complet du parcours périnatal, de la prévention au suivi post-natal, afin de bâtir un plan d’action opérationnel. Les premières conclusions sont attendues d’ici juin 2026.
"Fertilité et périnatalité sont deux enjeux indissociables du parcours de vie, et chacun mérite aujourd’hui une approche adaptée et un accès égal à des soins de haute qualité et sécurisés pour garantir un accompagnement efficace et respectueux des familles et adapté aux enjeux démographiques du pays", conclut la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.


