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Présidence de la Cirest : Jean-Hugues Ratenon appelle au "respect de la parole donnée"

C'est un sujet qui interpelle "énormément" Jean-Hugues Ratenon. Ce sujet, c'est celui du passage de témoin de la présidence de la Cirest entre Patrice Selly et Joé Bédier. De l'eau -mais surtout des clashs- ont coulé sous les ponts depuis bientôt trois ans et le maire de Saint-Benoit ne serait pas contre poursuivre le travail engagé quand dans le même temps, son homologue saint-andréen fait appel au respect "de la parole donnée". Se rangeant du côté de l'édile saint-andréen, Jean-Hugues Ratenon demande à Patrice Selly de remettre son mandat en jeu. "Il en va de la crédibilité de la Cirest", assure-t-il.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le lundi 3 avril 2023 à 13H11

Le maire de Saint-Benoit avait émis le souhait lors de la présentation de ses vœux en début d'année de garder les rênes de la communauté d'agglomération "pour la continuité des projets qui ont été engagés depuis le début de cette mandature" tout en pointant le "manque de solidarité" des élus de Saint-André sur plusieurs dossiers difficiles. À commencer par leur opposition au budget voté lundi dernier et leurs critiques sur la gestion de la SPL Estival ou encore la hausse de la fiscalité.

Au même titre que Joé Bédier, Jean-Hugues Ratenon appelle le président de la Cirest au respect du protocole d'accord "signé après les municipales de 2020 à la mairie de Bras-Panon". Et dans le cas où ce protocole d'accord serait battu en brèche par Patrice Selly, Jean-Hugues Ratenon l'assure, c'est une tempête s'abattra sur l'intercommunalité. "Si cela n'est pas fait, nous allons rentrer dans une crise avec une majorité et une opposition au sein même de l'intercommunalité où c'est la solidarité des élus de tout bord qui doit primer. Je lance donc un appel à M.Selly : vous avez signé, respectez votre signature", clame le député de la 5e circonscription.

Ce dernier demande également aux maires des communes membres de la Cirest de prendre également leurs responsabilités et de créer "toutes les conditions" afin de faire respecter cet accord. "Au vu du climat social et du fait que l'on constate que les gens boudent de plus en plus les urnes et le débat politique, est-ce que c'est le moment pour ne pas respecter un accord signé non pas sous pied de bois dan' coin chemin mais dans un bâtiment où il est écrit 'Liberté, Égalité, Fraternité' ?", s'interroge le leader de Rézistans'.

Il en va également de la crédibilité de l'EPCI poursuit JHR. "Comment allons-nous discuter avec les partenaires, quelles relations de confiance avec eux ?", se demande-t-il.

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