Potabilisation et assainissement : La CASUD a dû faire un choix entre augmenter les impôts ou saler la facture d'eau

250 millions d’euros pour financer plus de 80 projets. Les élus de la CASUD (Tampon, Saint-Philippe, Saint-Joseph et l'Entre-Deux) réunis en conseil communautaire ont, ce vendredi, voté le Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) pour les 5 années à venir.
Des investissements pour la potabilisation de l’eau et l’assainissement des eaux usées notamment qui faute d’augmenter les impôts "pour rester en cohérence avec un engagement de campagne" impacteront la facture d’eau des abonnés. Il faudra ainsi compter 4 euros d’augmentation supplémentaire par mois pour ce qui est de l’eau potable et pour les foyers raccordés à des zones d’assainissement, 4,30 euros de plus (calculés sur la base d'une consommation moyenne de 200 m3).
[Préssée par l’Etat de se mettre en conformité]urlblank:http://www.zinfos974.com/Potabilisation-de-l-eau-La-Casud-demande-un-delai_a102271.html , la CASUD va ainsi engager des travaux de potabilisation pour un montant de plus de 46 millions d'euros. Pour Patrick Lebreton, qui a tout de même voté en faveur de ce plan, la potabilisation est "une fausse priorité" . Une "coûteuse aberration imposée par des technocrates parisiens" alors qu’il faudrait davantage développer le réseau et répondre ainsi à des enjeux environnementaux et d’urbanisme. Pour financer les équipements d‘assainissement tels que la STEP de Saint-Joseph, l’intercommunalité souhaite inciter les abonnés non raccordés à s’y relier au plus vite en profitant d’une sorte de "promotion". Elle comprend la participation de la collectivité pour le financement de l’assainissement collectif (PFAC) mais aussi aux frais de branchement d’assainissement des eaux usées (PFB) d’un montant forfaitaire de 500 euros valable deux ans à partir de maintenant.
"Un effort financier et structurel d’équipement pour la collectivité. l’assainissement a un coût mais on ne peut pas laissés les abonnés seuls face à leur facture", a souligné Patrick Lebreton.
Outre "l’amélioration de la vie quotidienne" par la construction ou réhabilitation d'haltes routières, ce PPI établit comme priorité "l’accès à l’emploi pour retrouver la croissance économique" et "la préservation de l’environnement".


