Plusieurs députés réunionnais dénoncent le "révisionnisme historique" de Darmanin sur l’esclavage

Ces propos sont dénoncés par des députés ultramarins qui l’ont fait savoir au travers d’une tribune.
"Ministre de l’Intérieur et des outrances"
"Nous condamnons ces propos avec la plus grande fermeté. Au relativisme moral des puissances colonisatrices (…), semble avoir succédé une forme nouvelle de révisionnisme historique. (…) l'abolition de l'esclavage est avant tout le fruit de la lutte de nos ancêtres, la consécration de tant de femmes et d'hommes aux vies sacrifiées (…) là où les décisions de la République mentionnée par Gérald Darmanin tardaient à être proclamées, et plus encore, à être appliquées. (…) C’est cette même République qui maintient nos territoires d’outre-mer dans un état de sous-développement chronique et qui passe quasiment systématiquement sous silence les outre-mer dans les projets de loi présentés au Parlement", écrivent les signataires.
"Encore une fois, le ministre de l'intérieur et des outre-mer aura montré sa désinvolture à l'égard de nos territoires ultra-marins. Réclamer soumission aux citoyens français des Outre-mer sous prétexte que l'Etat nous aurait libérés de l'esclavage est à la fois honteux et mensonger. Oui, nous portons l'esclavage dans nos racines et nos mémoires. Non, M. Darmanin, nous ne sommes pas des sous-citoyens !" fustige la députée réunionnaise Karine Lebon qui qualifie Gérald Darmanin de "ministre de l’Intérieur et des outrances".
La tribune des élus ultra-marins :


