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Patrice Selly veut transformer Saint-Benoît durablement

Sortie de sa mauvaise passe financière et après une année 2023 marquée par le retour des investissements (plus de 20 millions d'euros engagés) la commune de Saint-Benoit compte poursuivre sur la même lancée en 2024. Lors de la présentation de ses vœux, le maire Patrice Selly a dévoilé les grands chantiers qui attendent la capitale de l'Est cette année, avec un accent mis sur la sécurité et le social.
Ecrit par S.I. – le mardi 30 janvier 2024 à 09H06

Saint-Benoit: La commune sort la tête de l'eau

En préambule, le maire a tout d'abord rendu hommage aux agents communaux, aux élus et aux services de l'État qui ont permis à la collectivité de retrouver une réelle autonomie financière. Arrivé déjà à mi-mandat, Patrice Selly et ses élus gardent le même objectif, à savoir "la transformation durable" de la commune qui passera par la poursuite de chantiers déjà engagés dans le centre-ville et ses alentours (élimination des friches, démolition de l'immeuble Labourdonnais, aménagement du front de mer, réhabilitation du Ludo Parc...). Les autres quartiers ne sont pas oubliés, comme à Sainte-Anne, où les chantiers de la mairie annexe et de la piscine démarreront respectivement en août et en fin d'année 2024. Du côté du Butor, la livraison de la piscine n'est qu'une question de semaines, assure-t-on du côté de la municipalité. Le démarrage d'autres chantiers comme celui de la réhabilitation du Ludo Parc, du Bassin Bleu sont attendus pour cette année.

Le scolaire n'est pas oublié et la municipalité compte bien mettre les bouchées doubles pour offrir aux marmailles un environnement plus accueillant avec du nouveau mobilier et un soutien renforcé via la mobilisation de plus d'ATSEM. Dans le domaine du bâti scolaire, la commune planche déjà sur la reconstruction de la nouvelle école des Girofles, qui devrait bénéficier de nouveaux équipements pas avant l'horizon 2027.

Mais comme l'a confié Patrice Selly, une grosse part du travail qu'il compte mener cette année avec ses équipes concerne le volet social, "une des priorités de notre mandature". La commune augmentera en effet sa subvention au CCAS et compte bien poursuivre ses efforts dans le domaine de l'accompagnement des familles, assure Patrice Selly. "La situation s'est amplifiée avec le passage de Belal et nous avons déjà enregistré plus de 1.000 demandes d'aides. La décision qui a été prise par nos équipes a été de répondre le plus rapidement à ces familles qui ont tout perdu pour une partie d'entre elles entre les coupures d'électricité à la perte de matériels", confie-t-il. Pour aider au plus vite ces familles, la commune a demandé au Département de lui faire une avance de près de 100.000 euros sur les 750.000 qu'elle doit bénéficier au titre du Plan de solidarité territorial, dont la troisième mouture doit être prochainement présentée par le Département.

Insécurité : L'Etat et les bailleurs appelés à leurs responsabilités

Sur le volet de la sécurité, le quartier de Bras-Fusil se dotera d'une brigade de gendarmerie "de proximité" mais aussi de 8 à 10 caméras de vidéosurveillance d'ici juillet 2024. "Nous allons renforcer notre proximité à Bras-Fusil mais également sur l'ensemble du territoire au travers de nos médiateurs mais grâce à la gendarmerie et la police municipale, en fonction des besoins et des nécessités", poursuit le maire de Saint-Benoit. 2024 sera l'année, il l'espère, de "l'intervention".

Outre la coopération avec les forces de l'ordre pour réduire les actes de délinquance, Patrice Selly souhaite également un soutien plus appuyé de la part de l'État, des organismes comme la CAF et les bailleurs sociaux. "Je rejoins mon collègue Joé Bédier ("Insécurité à Fayard : Les policiers patrouilleront jour et nuit") quand il dit qu'il y a un problème de fond dans certains de nos quartiers. Je n’ai pas la prétention, les compétences ni les moyens d'intervenir seul sur ces problématiques", livre l'élu.

Il ajoute : Que ce soit sur la politique de peuplement de certains logements ou de leur occupation, il faudra une réponse collective que j’appelle de mes vœux. Il faut que le préfet et les bailleurs sociaux se mettent autour d'une table et identifier les solutions. Je comprends le désarroi et la colère de certains habitants face à ce qu’ils vivent au quotidien mais le temps est venu de dire les choses sans tabou, place au temps de l'action concrète".

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