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Pas de logement pour les femmes battues pendant le Grand Raid : L’étonnante réponse de la préfecture

L'Union des Femmes Réunionnaises (UFR) dénonce l'attitude de la préfecture sur la question de la sécurisation des victimes de violences conjugales durant le Grand Raid.

Ecrit par G.D. – le samedi 07 octobre 2023 à 17H49

C’est en marge de la conférence de presse sur l’inceste qu’Évelyne Corbière, la présidente de l’UFR, est revenue sur une situation ubuesque qui l’oppose à la préfecture. En avril dernier, l’association a sollicité les services de l’Etat concernant une problématique récurrente durant le Grand Raid.

L’événement sportif phare de l’île attire des touristes du monde entier, remplissant les chambres des hôtels. Cependant, ce succès touristique a une contrepartie. Plus aucune chambre n’étant disponible, les associations qui œuvrent au soutien des victimes de violences intrafamiliales ne peuvent plus les placer lorsqu’elles sont confrontées à une situation d’urgence.

« L’idée n’est pas de jeter le discrédit sur une manifestation qui fait la fierté de La Réunion. L’idée est de dire à la préfecture que nous avons un problème au moment de cette manifestation sportive : tous les hôtels sont pleins. C’est bon pour le tourisme, mais simplement, les femmes victimes de violences ne peuvent plus être hébergées en pension gîte-hôtel. Nous avons donc demandé à ce qu’il y ait une concertation avec les pouvoirs publics pour trouver une solution afin qu’il n’y ait pas de concurrence entre les deux dispositifs », explique la sénatrice.

Plus que la situation, c’est la réponse de la préfecture qui a choqué Évelyne Corbière. Elle affirme que les représentants de l’Etat lui ont demandé de faire héberger les victimes directement chez les bénévoles. Et « le bouquet, ils proposent que les services de la DIECCTE (la Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi) se rendent chez nous pour vérifier que nous sommes en capacité d’accueillir du public ».

« C’est absolument révoltant. Nous sommes en colère de cette réponse et dénonçons l’attitude de la préfecture. Nous disons que s’il y a féminicide sur cette période, chacun devra prendre ses responsabilités », prévient la présidente de l’UFR.

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