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Nassimah Dindar : "Le Conseil général n'a jamais dit qu'il allait supprimer l'ADI"

“Aucun élu ne s'est positionné pour la suppression de l'ADI", a dit la présidente du Conseil général, qui a ainsi mis en discussion le rapport 130, à l'ordre du jour. Nassimah Dindar a ainsi coupé cours “aux rumeurs infondées et au débat politicien” autour du devenir de l'ADI. Reste plusieurs questions essentielles : quel visage aura l'ADI à partir du 1er janvier 2011 ? Quel va être son rôle ? Comment va-t-elle fonctionner et avec quels moyens ?
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 23 juin 2010 à 12H00

Ibrahim Dindar a commencé son intervention par de l'ironie et des critiques ciblées : “Le faux débat sur la situation personnelle de l'ADI est un flop. C'était un débat politicien. Les agents de l'ADI sont des fonctionnaires territoriaux. Donc ce désordre sur l'ARASTisation de l'ADI, est venu du même personnel de l'Agence départementale de l'insertion. Il y a de quoi être inquiet si des agents ne connaissent pas leur statut. Nous avons à faire un personnel qui fait de la politique politicienne. Il est vrai que si l'on regarde ce qui s'est passé à l'ARAST, na un moun l'a gagne un p'tit place bordage à la Région, après plusieurs mois de grève”.

Le conseiller général s'est ensuite emporté contre “certains syndiqués qui passent leur temps en réunion, à réclamer des promotions sociales, mais qui ne se soucient jamais des bénéficiaires, des usagers et des gramounes. J'en ai assez de ces personnes”. Cyrille Hamilcaro a pris la parole pour dire “qu'il ne s'agit pas ici de pointer les responsabilités ou de stigmatiser les agents de l'ADI. Nous avons aussi nos responabilités. Aujourd'hui, nous devons répondre aux problématiques que soulève le rapport de la Chambre régionale des comptes".

"Avec la mise en place du RSA, nous devons demander quelles sont les orientations que nous allons prendre pour le meilleur fonctionnement de la structure. C'est pour cela que l'on une séance spéciale pour travailler sur le devenir de l'ADI”, a précisé Cyrille Hamilcaro.

“Cela fait déjà un an et demi que nous travaillons sur la mise en œuvre du RSA”

“Cela fait déjà un an et demi que nous travaillons sur la mise en œuvre du RSA”, a répondu Jean-Jacques Vlody, vice-président du Conseil général et président délégué de l'ADI. "Les syndicats de l'ADI ont voulu s'associer aux élus de la République pour la mise en œuvre du RSA à La Réunion. En ce qui concerne le rapport de la Chambre régionale des comptes, nous avons commencé à apporter des réponses".

“Nous devons déterminer quels vont être les exigences en matière d'insertion ? Quels vont être les objectifs de chaque partenaire social ? C'est ce qui préoccupe notre collectivité. Nous nous donnons encore un délai de réflexion. Et bien avant le fin décembre, nous aurons défini la mise en œuvre du RSA”, a conclu Jean-Jacques Vlody.

“Une conseillère régionale (...) a enregistré notre conversation"

“Le Conseil général n'a jamais dit qu'il allait supprimer l'ADI. Nous attendions aussi le rapport Victoria”. Pour montrer sa volonté de procéder dans la clarté et la transparence, Nassimah Dindar a donné la parole au directeur de l'ADI. Marc Paoli a dressé un bilan positif de l'action de l'ADI et de la situation financière de la structure. 

Avant de mettre ce rapport 130 au vote, Nassimah Dindar a livré une information étonnante à l'assemblée plénière : “Une conseillère régionale venue nous demander nos décisions sur le devenir de l'ADI, a enregistré notre conversation. Elle a dit qu'elle ferait connaître notre position à la population réunionnaise”

Le rapport 130 a été adopté sans problème.

 

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