Saint-Joseph : six mois de prison après des violences et des dégradations de véhicules des forces de l’ordre

Un homme a été condamné à six mois de prison ce vendredi 23 octobre au tribunal correctionnel de Saint-Pierre. Jugé en comparution immédiate, il répondait de violences, d’outrage, de rébellion et de dégradations commis dimanche à Saint-Joseph.
Le 18 octobre dernier, les forces de l’ordre sont appelées à Saint-Joseph après des violences signalées sur le fils de la compagne de Tahamim. Le garçon présente une lèvre enflée et du sang dans la bouche.
Lorsque les gendarmes viennent l’interpeller, Tahamim les insulte, enlace sa compagne et refuse de la lâcher. Il s’oppose à son arrestation, crache aux pieds des agents, puis dans leur véhicule. Il porte une quinzaine de coups de pied dans la portière et frappe aussi le volant. Le véhicule de la police municipale, venue en renfort, reçoit également un coup de pied sur le capot.
Ses souvenirs confrontées à la vidéo
Lors de son audition, Tahamim explique d’abord ne plus se souvenir. Une vidéo montre cependant son agressivité. Il reconnaît alors les dégradations, les outrages et la rébellion, mais conteste avoir frappé le garçon.
"À aucun moment j’ai levé la main sur le fils de ma compagne", maintient-il malgré les blessures constatées. Il reconnaît avoir consommé de l’alcool et du cannabis, mais nie avoir été sous l’effet du dou ce soir-là.
"Je reconnais que ce soir-là j’ai mal agi. J’étais incontrôlable, je m’excuse", déclare-t-il, tout en reprochant aux forces de l’ordre leur manière de l’interpeller.
Son casier comporte onze mentions, notamment pour des violences, des vols aggravés, des outrages et des rébellions. "Je peux faire des choses bien. Il me faut juste un coup de main", assure-t-il.
La défense réclame un suivi
Les parties civiles présentent des demandes d’indemnisation pour les préjudices physiques, moraux et matériels.
La procureure estime les violences sur le garçon caractérisées, notamment par les constatations des gendarmes. Écartant une peine mixte en raison de précédentes révocations, elle requiert huit mois ferme avec maintien en détention et deux ans d’interdiction de paraître à Saint-Joseph.
Me Sameïdha Mardaye demande au contraire une peine associant détention et suivi. Elle explique que son client perçoit les interpellations comme des agressions et plaide pour un accompagnement permettant de travailler sur ses consommations.
Le tribunal condamne finalement Tahamim à six mois de prison.


