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Mort de Kyéran, 14 ans, à Saint-André : l’agresseur mineur condamné à trois ans de prison dont vingt mois avec sursis

Ecrit par S.G. – le mercredi 29 avril 2026 à 12H27

Trois ans après la bagarre à l’issue de laquelle le jeune Kyéran, 14 ans, était décédé à Saint-André, l’autre mineur impliqué a été reconnu coupable de violences ayant entraîné la mort. Âgé de 15 ans à l’époque, il est condamné à trois ans de prison dont vingt mois avec sursis probatoire.

Trois ans après la mort du jeune Kyéran, 14 ans, le 8 mars 2023 à Saint-André, la justice a tranché. Mercredi 29 avril, au terme de quatre semaines de délibéré, le tribunal pour enfants de Saint-Denis statuant en matière criminelle a déclaré coupable « de violences volontaires sur mineur de quinze ans ayant entraîné la mort sans intention de la donner » le jeune majeur jugé pour ces faits le 1er avril dernier.

Six mois ferme supplémentaires

Les juges ont prononcé à son encontre une peine de trois ans de prison dont vingt mois avec sursis probatoire, un peu supérieure à la peine de trente mois de prison dont vingt avec sursis probatoire requise à l’audience. Ce qui signifie que le condamné, qui avait déjà effectué dix mois de détention préventive, devra passer devant un juge de l’application des peines pour savoir dans quelles conditions il purgera les six mois de prison ferme supplémentaires que lui valent cette sentence. Sauf évidemment à ce qu’il fasse appel de la décision.

Un verdict accueilli avec colère par une partie des membres de la famille de Kyéran, dans l’incompréhension d’une peine jugée trop clémente.

Lire aussi : Mort de Kyéran à Saint-André : "des réquisitions conformes à la réalité du dossier" pour la défense

Le lien de causalité retenu

L’épilogue judiciaire d’une bagarre entre collégiens qui a viré au drame le 8 mars 2023 dans le quartier de Mille-Roches. Kyéran et l’autre mineur alors âgé de 15 ans, rivaux sur les terrains de basket, en étaient venus aux mains après un échange d’insultes. Ayant reçu un coup au niveau du cou, Kyéran avait été pris de malaise et devait succomber quelques instants plus tard à l’hôpital des suites d’une hémorragie cérébrale.

Tout l’enjeu des débats était de savoir si ces violences présentaient un lien de causalité avec le décès, alors que l’autopsie avait permis de déceler des « malformations vasculaires volumineuses » au niveau du lobe droit du cervelet de la victime.

Mais, si les experts n’avaient pu se prononcer avec certitude, la justice aura dont retenu un lien « direct et certain » entre les coups et le décès, du fait d’une « concordance de temps et de lieu » entre les violences et le malaise survenu quasi instantanément.

"Regrets sincères" de l'accusé

Lors du procès qui s'est tenu à huis clos, La défense avait plaidé pour une requalification des faits en simples violences volontaires, Me Myrella Laravine évoquant « le caractère imprévisible du décès » en lien avec la pathologie alors inconnue de la victime.

Elle avait également insisté sur l’absence d’antécédents judiciaires de l’accusé et ses « regrets sincères » affichés tout au long de la procédure ainsi que ses efforts de réinsertion.

Pour la partie civile, Me Jean-Jacques Morel avait dénoncé « des faits de nature criminelle, symptômes d’une société ultra-violente. »

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