Après l'affaire Lyhanna, plus de 1.200 gardes à vue après le réexamen de 70.000 plaintes

L’onde de choc provoquée par l’affaire Lyhanna continue de secouer l’appareil judiciaire. Le réexamen de 70 .00 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, ordonné par le ministre de la Justice Gérald Darmanin, a déjà conduit à plus de 1.200 gardes à vue à travers le pays.
Plus de 1.200 personnes ont été placées en garde à vue depuis le lancement d’une vaste opération de réexamen des plaintes pour atteintes sexuelles sur mineurs. Cette initiative a été décidée après les révélations sur les défaillances judiciaires ayant précédé le meurtre de la jeune Lyhanna, dans le Gers.
Selon les premiers bilans communiqués par les autorités, ce travail de vérification a également conduit à de nombreuses mesures judiciaires, dont au moins 134 placements en détention provisoire. Les dossiers concernent principalement des affaires de violences intrafamiliales ou de pédocriminalité qui n’avaient pas connu d’avancées suffisantes malgré des signalements parfois anciens.
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Le garde des Sceaux avait demandé aux procureurs de recenser et réexaminer l’ensemble des enquêtes en cours concernant des violences sexuelles sur mineurs afin d’éviter qu’un nouveau drame similaire à celui de Lyhanna ne se reproduise. L’objectif fixé par le ministère est d’achever cette revue nationale avant la mi-juillet.
L’affaire Lyhanna a mis en lumière une succession de dysfonctionnements dans le traitement de plusieurs signalements visant Jérôme Barella, principal suspect dans le meurtre de la fillette. Les conclusions des inspections de la justice et de la gendarmerie ont conduit le gouvernement à promettre des réformes et à renforcer les dispositifs de protection des mineurs.


