Michel Lalande : "Nous avons réussi la coordination de l'armada"

"Plus jamais ça". Voici le message qu'a martelé cet après-midi à la sous-préfecture de Saint-Paul, Michel Lalande. Entouré des représentants de la Sécurité civile, du SDIS, de la mairie de Saint-Paul, du Département, de l'ONF, de la gendarmerie et enfin du Parc National, le préfet s'est voulu déterminé face à la tâche qui reste à accomplir.
Avant d'envisager tout satisfecit mal venu devant un incendie qui pourrait reprendre, Michel Lalande a planté le décor : "Si l'on arrive à mettre la main sur ce ou ces pyromanes, la sanction devra être exemplaire car cet incendie est un crime puni pénalement".
Une facture de plus d'un million d'euros pour le SDIS
Déjà, malgré le caractère récent de la fin de la propagation de l'incendie, des mesures sont avancées. Roland Robert, représentant le Département cet après-midi en sa qualité de conseiller général, annonce "le renforcement prochain de la brigade verte départementale".
Huguette Bello appelle, quant à elle, de tous ses vœux à ce que le "Schéma massif des hauts sous le vent soit revisité au plus vite, à la lumière de ce qui s'est déroulé depuis le 11 octobre" (NDLR : jour du départ de l'incendie). Pour la député maire de Saint-Paul, il faut "repenser l'installation des réserves d'eau, des pare-feux ou encore des pénétrantes (voies d'accès créées par l'homme pour atteindre au mieux le coeur de la forêt)".
En donnant rendez-vous prochainement pour le chiffrage exact du coût des opérations, le préfet parle pour l'heure d'une facture qui sera "épicée". Roland Robert s'avance au nom du SDIS : "Pour nous, le coût dépassera sans doute le million d'euros".
Pour sa part, le colonel Jacques Vandebeulque, directeur départemental du SDIS tente d'opposer cette forme de perte financière à la préservation de l'essentiel : "le seul coût que n'aurait pas eu à supporter le SDIS aurait été la perte d'un de ses hommes, l'enjeu était aussi là" recadre le patron du SDIS.
L'instauration d'un plan vigipirate mais pour...les feux de forêt
Dans les prochains mois, des points d'étape entre les institutionnels auront lieu. Ainsi, un retour d'expérience en décembre ou janvier se tiendra sous l'égide de la direction de la Sécurité civile.
Enfin, la préfecture s'engage à rendre public en mai prochain un "plan opérationnel feu de forêt" qui sera déclenché en début de période sèche et activé de manière graduelle à la manière du plan vigipirate.


