Mayotte face à l'urgence : les acteurs économiques réclament un plan de relance ambitieux

Alors que le Premier ministre est en déplacement à Mayotte, les représentants du monde économique demandent un soutien immédiat et des mesures fortes pour éviter l’effondrement social et économique.
Dans une lettre adressée au Premier ministre, les acteurs économiques de Mayotte alertent sur une situation critique et réclament des mesures urgentes pour répondre à l’ampleur de la crise. « L’heure est grave. Et il nous faut éviter l’effondrement social et économique dont les prémices se manifestent », écrivent-ils. Ces représentants, issus de la CCI, de la CPME et d’autres organisations (Umih, U2P, CMA et Capeb), rappellent que « les entrepreneurs de Mayotte demeurent le principal levier pour redresser le département de ce chaos ».
« Apporter une réponse puissante à cette tragédie sans précédent ».
Le courrier liste des propositions concrètes, dont la déclaration de catastrophe naturelle pour activer « les dispositifs assurantiels essentiels », la mise en place d’une zone franche globale permettant « l’exemption des entreprises de tout impôt, taxes et cotisations sociales patronales pendant 5 ans à minima », ou encore des subventions pour soutenir les trésoreries des entreprises. Les signataires insistent sur la gravité de la situation : « Les chiffres d’affaires sombrent, les problèmes de trésorerie contribueront vite à l’incapacité de paiement des obligations courantes. Le cercle infernal qui mène inéluctablement à la fermeture des entreprises s’amorce vite. »
D’autres mesures proposées incluent le dégrèvement total de charges sociales et d’impôts pour 2025, le paiement en urgence des factures publiques, ainsi que la création d’un fonds de solidarité calqué sur celui déployé lors de la crise sanitaire. Les entrepreneurs appellent également à favoriser l’emploi et le recrutement, notamment en développant « les emplois francs sur tout le territoire » et en facilitant « le recrutement des étrangers des pays limitrophes afin de pallier rapidement au manque de main-d’œuvre qualifiée ».
Dans ce contexte, les acteurs économiques demandent à être intégrés au cœur des discussions autour du plan de relance, réaffirmant leur engagement : « Nous sommes déjà prêts à retrousser nos manches pour sauver notre 101ᵉ département français. » Ils concluent en appelant l’État à « apporter une réponse puissante à cette tragédie sans précédent ».
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