Martinique : le couvre-feu prolongé jusqu'au 4 novembre dans 5 communes face aux violences urbaines

En réponse aux violences urbaines et aux récents barrages érigés dans la nuit du 27 au 28 octobre, Jean-Christophe Bouvier, préfet de la Martinique, a décidé de prolonger le couvre-feu dans cinq communes de l’île : Fort-de-France, Lamentin, Schœlcher, Saint-Joseph et Case-Pilote. Ce couvre-feu, en vigueur de minuit à 5h du matin, restera en place jusqu’au 4 novembre, permettant aux forces de sécurité de concentrer leurs efforts sur les zones les plus exposées sans affecter l’ensemble du territoire.
Outre le couvre-feu, la préfecture impose des restrictions sur l’achat, la vente et le transport de certains produits susceptibles de contribuer aux violences. Les particuliers sont interdits de se procurer des carburants, produits chimiques inflammables ou explosifs, ainsi que des articles pyrotechniques sur l'ensemble du territoire de la Martinique jusqu’au 4 novembre.
Un contexte de mobilisation sociale intense
Depuis septembre, la Martinique est le théâtre de manifestations contre la vie chère, lesquelles ont dégénéré en émeutes nocturnes et violences urbaines. Après un premier couvre-feu partiel en septembre, des mesures plus strictes ont été instaurées dès le 10 octobre sur tout le territoire. Bien qu’un accord ait été trouvé pour une baisse de 20% en moyenne sur environ 6.000 produits alimentaires, le mouvement social en cours refuse de signer cet accord, jugeant cette concession insuffisante.
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En restreignant le couvre-feu à des zones précises, la préfecture souhaite ménager le quotidien des Martiniquais tout en répondant aux enjeux sécuritaires. "Cet allègement vise à faciliter l’action des forces de sécurité intérieure sur les sites les plus exposés", précise la préfecture.
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