Vie chère en Martinique : l'État signe un accord, le RPPRAC refuse de s'y associer

L’accord signé ce mercredi 16 octobre concerne 54 familles de produits alimentaires couramment consommés en Martinique. Une réduction rendue possible par un ensemble de mesures structurelles visant à diminuer les coûts d’achat et de transport. Parmi les signataires figurent la préfecture, la Collectivité territoriale de la Martinique et plusieurs acteurs économiques locaux, dont les hypermarchés et supermarchés.
Plus de 7.000 produits concernés mais aussi une continuité territoriale de 11 millions d'euros
Comme l'indique la Collectivité territoriale de Martinique, les principales avancées de cet accord concernent plus de 7.000 produits essentiels (lait, pâtes, et les haricots). Cet accord prévoit également un "contrôle total des prix, avec des vérifications tous les 6 du mois pour assurer la transparence", un gel des marges des distributeurs et des grossistes pour protéger le pouvoir d'achat ainsi que la mise en place d'une continuité territoriale de 11 millions d'euros. Enfin, un fonds de 2 millions d'euros sera mis en place pour les agriculteurs dès 2025.
#VieChere | Signature ce mercredi 16 octobre 2024 du protocole d’objectifs et de moyens de lutte contre la vie chère. pic.twitter.com/go8eF9pYvV
— Préfet de la Martinique (@Prefet972) October 17, 2024
Le RPPRAC dénonce une baisse insuffisante
Pour le RPPRAC, ce protocole est loin d’être satisfaisant. Le collectif déplore que la réduction ne touche qu’une portion limitée des produits alimentaires disponibles sur l'île. "On parle de 6.000 produits sur 40.000", a fustigé Rodrigue Petitot, leader du mouvement, qui exige une baisse généralisée des prix et l'intervention directe du ministre des Outre-mer.
Le refus du collectif de signer l’accord laisse planer une incertitude sur la résolution de la crise. Les barrages filtrants se multiplient à travers l’île, et le couvre-feu instauré par les autorités a été prolongé jusqu’au 21 octobre. Le député Marcellin Nadeau s'inquiète : "Dans la mesure où le RPPRAC n'a pas signé, on ne peut pas dire qu'on soit sortis de la crise."


