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Marine Le Pen dénonce une « peine de mort politique » après les réquisitions du parquet

La présidente du Rassemblement national fustige les réquisitions du parquet dans l'affaire des assistants parlementaires, y voyant une tentative d'élimination politique à l'approche de la présidentielle de 2027.
Ecrit par N.P. – le samedi 16 novembre 2024 à 07H28
© Pierre Marchal / Anakaopress

Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement national (RN), a vivement réagi aux réquisitions du parquet dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens. Les procureurs ont requis une peine de cinq ans de prison, dont deux fermes aménageables, une amende de 300.000 euros et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Cette dernière sanction empêcherait Marine Le Pen de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.

Lire aussi : Procès des assistants parlementaires du RN : Marine Le Pen risque l’inéligibilité

Lors d'une intervention sur TF1, Marine Le Pen a déclaré : « Ce n’est pas la justiciable qui est jugée, mais la cible politique », estimant que le parquet a requis sa « peine de mort politique ». Elle a qualifié ces réquisitions d'« atteinte très violente à la démocratie."

Le sénateur RN Christopher Szczurek a également exprimé son indignation, affirmant qu'« il y a une volonté d’empêcher Marine Le Pen de se présenter à la présidentielle » . Il a dénoncé une « intention de nuire politiquement » et mis en cause l'indépendance du parquet.

Des figures politiques de divers horizons ont également réagi aux réquisitions. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a exprimé ses réserves quant à l'application immédiate d'une peine d'inéligibilité, estimant que « combattre Madame Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs ». Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, a jugé « profondément choquant » que Marine Le Pen puisse être déclarée inéligible, soulignant que « la justice ne doit pas se substituer au choix des électeurs ".

Le procès, qui a débuté le 30 septembre 2024, porte sur des accusations de détournement de fonds publics via des emplois fictifs d'assistants parlementaires européens entre 2004 et 2016. Le RN est soupçonné d'avoir utilisé ces fonds pour financer des activités internes au parti.

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