Après avoir rencontré les présidents des collectivités régionales et départementales où ont été abordés des sujets sociaux et économiques, Marie Guévenoux était attendue à Saint-Benoît pour le volet sécurité de sa visite ministérielle. C'est à Bras-Fusil, le quartier bénédictin qui défraye souvent la chronique depuis plusieurs années, qu'elle s'est rendue pour un moment attendu par le maire et les habitants : l'inauguration de la brigade de gendarmerie de proximité de Bras-Fusil.

"On a le plaisir enfin d'inaugurer cette brigade de gendarmerie mobile qui était une volonté de la municipalité de Saint-Benoît depuis 2021, lorsque l'on a connu des épisodes de violences urbaines dans ce quartier. J'avais à l'époque appelé à davantage de moyens de la part du gouvernement et de l'État. Je suis donc très heureux d'avoir été entendu", se réjouit Patrice Selly.
Pour l'édile, ce nouvel équipement de sécurité est "surtout de prévention. Le rôle des gendarmes qui seront affectés ici sera d'aller à la rencontre de la population, de créer un lien de proximité avec les habitants du quartier et d'expliquer quel est leur rôle en tant que force de l'ordre afin de ramener un peu de sérénité sur ce secteur de la ville", souligne l'édile.
"Il y a dans le fond un rôle de prévention. Quand il s'agira aussi de sanctionner, la gendarmerie ça reste une force de l'ordre. Mais l'idée première de cette brigade, ça reste la prévention aux côtés et au plus près des habitants", ajoute Marie Guévenoux.
Cette brigade vient s'ajouter aux dispositifs déjà mis en place par la ville comme les caméras de vidéosurveillance et le renforcement des effectifs de la police municipale. Ces derniers multiplieront les patrouilles pédestres. À côté de cela, la prévention sera assurée par des médiateurs. "Nous parviendrons à ramener le sentiment de sécurité qui doit prévaloir au sein de notre commune", promet Patrice Selly.
Cette brigade doit accueillir 6 gendarmes, dont trois sont déjà arrivés. Celle-ci doit fonctionner de jour, mais pourrait évoluer à terme sur des horaires nocturnes afin d'assurer "un continuum de sécurité", selon Marie Guévenoux. Les locaux sont situés dans un quartier d'habitation dans le but d'être au plus près des habitants.

Le bilan des opérations "place nette"
Cette inauguration a été également le moment pour la Gendarmerie et la ministre chargée des outre-mer de présenter le bilan des opérations "place nette" réalisées dans le département. Depuis le 26 janvier dernier, il y a eu 25 opérations qui ont mobilisé 1804 militaires, 2600 personnes avec la Police.
"Ils ont obtenu des résultats très positifs. Des dizaines de milliers d'euros ont été saisis. Des dizaines de kilos de stupéfiants ont été saisis. Des dizaines d'armes l'ont été et des interpellations ont eu lieu. Le soutien du Parquet a permis de judiciariser et condamner des individus qui ont été condamnés dans le cadre de trafic de stupéfiants, mais également d'autres trafics", rappelle Marie Guévenoux.
Au total, sur les 25 opérations, 5402 véhicules et 7851 personnes ont été contrôlés, pour 633 infractions relevées. Il y a eu 41 fouilles de caves/parties communes.
Du côté des enquêtes judiciaires, l'opération a nécessité 75 interpellations qui ont abouti à 65 gardes à vue. 23 personnes ont été déférées, dont deux ont été mises en examen. Huit personnes ont été placées en détention provisoire, tandis que 33 personnes ont reçu des convocations judiciaires. Les gendarmes ont mis la main sur 339 500 euros d'avoirs criminels, dont 15 voitures.