Malartic : L'acte terroriste n'est pas retenu. Le point sur le profil de l'agresseur

La perquisition qui a eu lieu à son domicile dès samedi soir n'a pas livré d’éléments tendant à prouver son lien avec une organisation terroriste. Néanmoins, les charges retenues contre Mirfaki Moinache pourront évoluer au fil de l'enquête. Une information judiciaire a été ouverte aujourd’hui. Si la nature terroriste de cet acte venait à être confirmée, le parquet antiterroriste de Paris serait alors saisi de l'affaire.
A ce stade, "les faits sont simples", indique le procureur. "Ce sont des faits graves qui auraient pu être dramatiques, mortels". La jeune fille qui avait été menacée à l'aide d'un couteau par l'agresseur avait été prise en charge très choquée et une aide psychologique lui avait été naturellement proposée. Rappelons que la victime n'avait aucun lien avec l’agresseur. Elle accompagnait ce jour-là sa cousine au commissariat.
Sa famille a parlé
Pour rappel, ce samedi, Mirfaki Moinache s'était introduit dans le commissariat de Police où il avait menacé une adolescente de 16 ans en lui mettant un couteau sous la gorge, avant de crier "Allah Akbar". Les forces de l'ordre avaient adressé trois sommations à l'agresseur pour lui faire lâcher son arme et libérer sa victime. Deux sommations supplémentaires avaient été nécessaires pour qu'il se mette au sol.
En garde à vue, l'individu de 20 ans a d'abord expliqué qu'il souhaitait par ce geste "faire honte à son père". Avant de changer de version. "Il aurait eu l’idée qu’on lui aurait jeté un sort, qu’il préférait être en prison plutôt qu’en liberté, donc des propos plutôt incohérents", soutient le procureur. Le médecin qui a examiné Mirfaki Moinache pendant sa garde à vue n’a pas relevé de troubles psychiatriques chez le jeune homme de 20 ans. Une expertise devrait être ordonnée pour éclaircir ce point.
La famille du jeune homme a révélé aux enquêteurs qu'ils avaient noté une dégradation du discours et du comportement de leur proche depuis quelques semaines. Elle a également révélé qu'il était un consommateur habituel d’alcool et de zamal.
L'individu, qui n'a encore jamais été condamné, a déjà été mis en examen pour des atteintes aux biens, avec des circonstances aggravantes. Mais sur ce volet concernant le passé de l'agresseur, le procureur du TGI de Saint-Denis n'a pas voulu en dire plus, ces faits ayant été constatés dans le Sud de l'île.


